Ce dépouillement volontaire, simplicité aussi zen qu’apaisante, divertit et immerge en englobant la marque dans ce qu’elle a de plus singulier: son adn, sa raison d’être.
Ce retour à l’essence des choses a incité depuis des siècles, voire des millénaires, des humains à tout quitter, pour ressentir la vie couler dans leurs veines à travers des besoins aussi primaires que la sensation, que la faim.
Cette pulsion, transposée en création publicitaire, représente un réel potentiel de rendement.
La publicité de Fred et Farid Paris, pour la marque Tribord, une française dédiée aux maillots et au surf, prend le pari de minimiser la dimension commerciale.
La tactique est habile car on amplifie par le fait même l’essence de la marque par des plans magnifiques de cette molécule sans laquelle elle n’existerait pas: l’eau.
J’imagine très bien l’effet mobilisateur que ce film publicitaire pourra susciter chez des clientèles particulièrement férues de la mer, dans ce quelle possède de plus poétique, de mystique.
C’est aussi cette quête de retour à l’essentiel qui nous motive à travailler si fort, si longtemps, pour ensuite profiter furtivement de l’extase fugace des vacances, qui passent sur nos vies comme des vagues tellement salvatrices.
C’est donc ce que je vais faire pour les prochaines semaines, retrouver mon essence, avec les miens, en vacances.
