evil banker
Un cornet à deux boules pour les banquiers de Facebook


Mis en ligne le 25 Mai 2012 à 6:44   |  Gilles des Roberts

On appelle cela couvrir tous les angles.
 
 
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The Wall Street Journal rapporte qu’au moins deux des banques qui ont participé à l’émission de Facebook, Goldman Sachs et J.P. Morgan Chase ont simultanément vendu des actions à de petits investisseurs et prêté des actions du réseau social à leurs gros clients pour que ceux-ci puissent vendre le titre à découvert.

Un investisseur qui vend à découvert prend le pari que le prix de l’action diminuera.

Pour ce faire, il doit emprunter ces actions, souvent à des banques d’affaires qui exigent un rendement pour ce prêt de titres.

Dans le cas de Facebook, au moins deux banques qui vendaient le titre à des particuliers en vantant la croissance potentielle de sa valeur le prêtaient à de gros investisseurs persuadés que le prix d’émission allait fléchir, ce qui est arrivé.

C’est ce qu’on appelle aussi parler des deux côtés de la bouche.

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Ex-directeur des relations médias de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Gilles des Roberts est un routier du milieu des médias et de la communication. Journaliste chevronné au journal Les Affaires dans les années 80, il a ensuite quitté le milieu pour fonder une agence de relations publiques avant de revenir travailler dans un média puis dans le milieu des relations publiques à nouveau.