Résumons les faits : Lassonde, qui existe depuis 1965, fabrique entre autres les jus Oasis et, au cours des années, la compagnie a mené une bataille contre tous les établissements, qui avaient le mot «oasis» dans leur marque de commerce.
La plupart du temps, la chose s’est réglée rapidement, mais dans certains cas, il a fallu en arriver au procès. De toute évidence, Lassonde n’a jamais lésiné sur les moyens pour que le mot «oasis» n’apparaisse sur aucune autre marque de commerce que la leur.
Voilà qu’en 2003, Deborah Kudzman lance la marque de savon Olivia’s Oasis and Design et Lassonde envoie une mise en demeure à cette femme d’affaires.
Dans l’article complètement biaisé, qui fait état de cette chicane juridique, on omet volontairement de nommer la marque de commerce au complet pour ne pas éveiller la susceptibilité de certains francophones.
Olivia’s Oasis and Design devient donc Olivia’s Oasis. La journaliste mentionne aussi que la mise en demeure, que Lassonde a envoyé à Mme Kudzman était agressive selon cette dernière.Vous ne trouverez jamais les mots «s’il vous plaît» et «merci» dans une mise en demeure!!!
L’article tombe dans le mélodramatique, et la journaliste servile n’hésite pas à comparer cette querelle à David et Goliath. La pauvre dame aurait perdu 100 000 dollars en frais d’avocat.
Ne trouvez-vous pas qu’il y a quelque chose qui cloche? Un bon avocat ne conseille jamais à un client de se lancer dans une cause perdue d’avance.
Selon l’article, Mme Kudzman se serait battue parce qu’elle se sentait dans son bon droit et qu’elle ne voulait pas payer pour changer ses étiquettes!!! Oui, vous avez bien lu!!! On est dans le délire-là!!! De toute évidence, il y a une main invisible quelque part, qui tire les ficelles.
Partout dans le monde, il y a des bars, qui s’appellent Oasis. C’est normal, un oasis, c’est reconnu pour être un endroit où on étanche sa soif. Soit le mot réfère aussi à un havre de paix, mais est-il si pertinent de l’associer à un savon?
Autrement dit, le nom de la compagnie de la femme d’affaires aurait très bien pu changer de nom sans que ça nuise à sa prospérité. La campagne de salissage a porté fruits, et des dizaines de naïfs ont lancé un appel de boycottage des jus Oasis dans les médias sociaux. Finalement, Lassonde a décidé de donner 125 000 dollars à la dame pour calmer le jeu.
Évidemment, chez Lassonde, on sait qui est derrière cette campagne, mais les dirigeants de cette entreprise ne peuvent pas parler, faute de preuves. Je suis persuadé qu’il y a une main invisible derrière cette offensive, mais je n’en dis pas plus car je pourrais me faire poursuivre. Petit indice : il y a des compagnies de jus, qui sont basées aux États-Unis, qui font pas mal de pubs de ce temps-ci.
Au total, que faut-il conclure de cette histoire? La journaliste a fait son travail de journaliste en tentant d’être le plus sensationnaliste possible, ce qui est la norme dans les médias québécois.
Lassonde a créé un blogue pour gérer la crise. À vrai dire, l’entreprise aurait dû se tenir debout jusqu’au bout. Leur faiblesse leur a coûté cher, car c’est vrai qu’il y a eu une main invisible.
