La saison des Canadiens devrait déjà être commencée


Mis en ligne le 6 Juillet 2012 à 5:50   |  Jean-Pierre Racine

La saison dernière, bon nombre de joueurs établis des Canadiens sont arrivés mal préparés au camp d’entraînement sur le plan physique si bien que l’équipe a semblé accuser un retard sur ce plan tout au long de la saison.
 
 
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Je me souviens avoir entendu, à quelques reprises avant la période des fêtes, les participants à l’émission d’après-match l’Antichambre, à RDS, discuter du fait que les joueurs ne semblaient pas dans une condition physique optimale.

Michel Therrien doit s’assurer que tous les joueurs arrivent en bonne condition physique au camp d’entraînement. Ça fait partie de ses responsabilités.

On le sait, avec les derniers changements apportés par Marc Bergevin, le CH possède le genre d’équipe qui pourrait rivaliser pour le huitième rang dès la saison prochaine. De petits changements, en apparence marginal, mais combien judicieux.

Il y a beaucoup de parité dans la ligue, et les derniers changements conjugués avec une équipe mieux dirigée, dynamisée par ses jeunes talents, mieux préparée et épargnée par les blessures pourraient faire en sorte que le CH revienne dans le milieu du peloton dès la saison prochaine.

Pour y arriver, le CH et ses joueurs doivent cependant mettre toutes les chances de leur côté, la marge de manœuvre étant pratiquement nulle.

Pour ce faire, la préparation physique est un élément important à considérer. Les Canadiens n’ont pas le luxe d’accuser un retard à cet égard comme les équipes plus talentueuses pourraient peut-être le faire.

Les joueurs des Canadiens devraient s’inspirer de leur coéquipier, Max Pacioretty, qui a rebondi de manière spectaculaire la saison dernière après le traumatisme causé par l’agression sauvage de Zdeno Chara des Bruins à la fin de la saison 2010-2011.

Comme l’indiquait LesNews, le mois dernier, Max Pacioretty s’est imposé un sévère régime d’entraînement pendant 17 longues semaines avant le début de la saison dernière.

Le programme consistait à cinq à six jours de musculation, deux jours de courses en puissance et trois à quatre jours de patins.

Max Pacioretty avait même refusé de déroger de sa routine lors de ses noces poursuivant son entraînement le lendemain de sa soirée de mariage.

Ben Prentiss, l’entraîneur personnel de Max Pacioretty depuis cinq ans au Connecticut,affirmait :

«Nous avons travaillé les samedis, les dimanches, le lendemain de son mariage. Ça ne lui faisait rien. Il était déterminé à revenir et être un joueur.»

Tout au long des 15 années où j’ai eu la chance d’entraîner des équipes de baseball élite, j’insistais continuellement sur le fait, auprès de mes joueurs, qu’ils allaient jouer de la manière dont ils se pratiquaient.

Ceux qui ont eu la chance d’assister à quelques pratiques du CH à Brossard, la saison dernière, savent bien que les prestations du CH étaient à l’image de ses pratiques.

Vous souvenez-vous, au plus fort des problèmes de l’équipe en avantage numérique en novembre et décembre dernier, comment Michael Cammalleri et P.K. Subban avaient le don de manquer régulièrement le filet avec leurs tirs?

Un entraîneur qui a de la prestance et du cran aurait emprunté quatre ou cinq paniers d’épicerie à Adonis, au bout du stationnement du Dix30, les aurait remplis de rondelles et aurait demandé à Mike Cammalleri et P.K. Subban de les vider en tirant sur une cible au filet. À s’en faire des ampoules aux mains.

Mike Bossy, un des meilleurs francs-tireurs de l’histoire du hockey, avait l’habitude, de son propre chef, de tirer des centaines de rondelles le matin d’un match.

Je m’attends à ce genre de scénario de Michel Therrien à Brossard cette année. La récréation est terminée!

Un bon entraîneur doit également reconnaître parmi ses joueurs, lesquels sont les vrais leaders.

À mes yeux, Max Pacioretty est un vrai leader. Celui qui prêche par l’exemple.

Dans la mesure où les coéquipiers de Max Pacioretty suivront son exemple et s’inspireront de sa préparation en vue de la prochaine saison, pourront-ils, collectivement, rebondir comme Max la saison dernière?

Les partisans ne demandent pas mieux!

***

Potins d’ascenseur :

Un de mes collègues, un vrai de vrai partisan du CH qui arbore fièrement l’épinglette du club, m’informait aujourd’hui que les chandails de Rene Bourque affichaient un rabais de 50 % à la boutique du CH, un signal, selon lui, que Rene Bourque serait sur le point d’être échangé.

Si tel est cas, svp ne pas mettre d’adresse de retour sur le colis!

Nous étions tous les deux d’accord pour dire que Thomas Plekanec, Brian Gionta et peut-être même P.K. Subban (même si on veut le garder, y faut donner, pour recevoir) pourraient aussi partir via une transaction.

On rêve toujours de Jonathan Huberdeau. Un rêve.

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Jean-Pierre Racine est impliqué dans les sports de compétition d’élite (hockey, baseball et football) depuis plus de 35 ans. Détenteur d’une certification d’entraîneur du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE-Coach Canada – Baseball), il est le père de deux garçons pratiquant des sports de compétition. Diplômé de l’Université Concordia à Montréal en sciences politiques, Jean-Pierre Racine est à l’emploi du Gouvernement du Canada à titre d’analyste et conseiller en matière d’élaboration de politiques depuis 1998. Actuellement en poste depuis 2001 à l’Agence de développement économique Canada pour les régions du Québec à Montréal, il a travaillé auparavant au Conseil du trésor (1998-1999), au ministère du Revenu national (1999) et à l’Agence des douanes et du revenu du Canada (2000-2001) à Ottawa.