Témoin de la crise du homard en Acadie


Mis en ligne le 10 Août 2012 à 8:32   |  Marc Barrière

Quand les bateaux ne partent pas du petit port de pêche de Cap Lumière à Richibucto, les pêcheurs ne sont pas contents.
 
 
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Vacancier au Camping de Cap Lumière, je suis témoin des difficultés des pêcheurs locaux. Pas de homards pour les vacanciers qui peuvent tout de même profiter d’une température de rêve…

Les acheteurs leur offrent quelque chose comme deux dollars cinquante la livre. Ils tiennent à quatre dollars, ce qui correspond au prix payé pour la saison du printemps aux pêcheurs situés au Nord de Miramichi et qui constitue un plancher de rentabilité.

Les pêcheurs du sud de la côte acadienne (Richibucto, St-Anne, St-Thomas, Cap Pelé, etc.) devaient commencer leur pêche ce matin. Les bateaux sont restés allèges au port.

Les pêcheurs espèrent un règlement rapide et que la pêche commence lundi prochain.

Les quais sont remplis des cages, des cordages et des flotteurs. Les bateaux attendent le règlement du conflit.

Cette photo a été prise à l’ouverture de la pêche au homard l’année dernière au même endroit. Rien à voir avec l’activité de l’année dernière alors que les dizaines de bateaux quittaient le port à 6h le matin du début de la pêche par une mer démontée.

Les usines de transformation, comme celle-ci, achètent leur homard d’un peu partout selon le marché. Le Maine est un gros fournisseur à bas prix.

Des pêcheurs rencontrés au port de Cap Lumière (Richibucto) acceptent que les usines achètent ailleurs leur homard à la condition qu’ils achètent le leur à un prix raisonnable. «La pêche au homard, ce n’est quand même pas une pêche sportive. On ne peut quand même pas payer pour aller pêcher le homard», dit un pêcheur.

Tout au long de la semaine des manifestations avaient eu lieu bloquant les entrées des usines qui ont été fermées, puis rouvertes. Des hélicoptères de la GRC ont survolé la région à plusieurs reprises.

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Marc Barrière a mené une carrière en communication au Gouvernement du Québec dans de petits organismes et de grands ministères. Intéressé par les technologies, la photographie et le tourisme, il maintient depuis plusieurs années un blogue personnel et est actif sur les médias sociaux.