Les Canadiens à genoux à Calgary


Mis en ligne le 7 Mars 2012 à 6:19   |  Jean-Pierre Racine

Les Canadiens s’inclinent 5-4 face aux Flames à Calgary, subissant ainsi un huitième revers à leurs 10 dernières parties.
 
 
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D’éminents sociologues québécois ont par le passé avancé l’idée que les émeutes liées à la suspension de Maurice Richard survenues le 17 mars 1955 au Forum de Montréal symbolisaient le début de la Révolution tranquille.

Par la suite, le CH a gagné la Coupe Stanley à 17 reprises tout en faisant vibrer la
fibre identitaire des francophones partout au pays avec les Richard, Béliveau, Lafleur et Roy alors qu’au Québec, les Québécois devenaient Maîtres chez eux.

En quelque sorte, donc, les Canadiens de Montréal seraient le reflet d’un peuple.

Aujourd’hui, la croissance démographique et économique s’est déplacée à l’ouest du pays entraînant par le fait même un glissement à l’0uest de l’influence politique, ce qui en retour provoque une certaine marginalisation du Québec au moment où il est confronté à d’importants défis comme l’endettement, le vieillissement de la population et au comment définir la place du Québec français dans le monde et dans l’économie mondialisée.

Tout comme les années glorieuses des Canadiens avaient symbolisé l’éveil du peuple
Québécois, les déboires des dernières années du CH, tant sur la patinoire qu’à l’extérieur, peuvent-ils symboliser les difficultés actuelles et l’immobilisme des Québécois?

Dans un cas comme dans l’autre, une forme de crise existentielle semble sévir.

Dans un de mes prochains billets, j’explorerai comment le CH pourra se sortir de la grande noirceur qui le frappe actuellement.

D’entrée de jeu, le CH semblait avoir abdiqué ce soir. Les Flames ont rapidement pris une avance de deux buts en première période dominant les Canadiens au chapitre des
tirs au but, 18 tirs contre 9.

Le pointage final n’indique pas vraiment l’allure de la partie.

En effet, le gardien de but des Flames, Miikka Kiprusoff, n’a pas eu une très bonne soirée de travail, multipliant les cadeaux les uns après les autres. Il a cédé quatre fois sur un total de 28 tirs (Calgary a obtenu 34 tirs).

Bénéficiant des largesses de Kiprusoff, le CH a eu la chance de revenir dans le coup à deux reprises surmontant des déficits de 2 à 0 et de 5 à 2.

En plus des deux buts enfilés par Max Pacioretty, le CH a finalement obtenu une contribution de Lars Eller et Thomas Plekanec (un but chacun).

Plekanec et Eller avaient amorcé ce match avec une fiche de -8 et -6, respectivement, à leurs 10 dernières parties.

Le défenseur recrue, Alexei Emelin, a possiblement connu sa pire performance de la saison, lui qui était sur la patinoire pour quatre des cinq buts des Flames.

Les joueurs à qui j’enlève un point pour ce match : Bourque (-2 pour le match, -14 à ses 11 derniers matchs et aucun tir au but ce soir), Emelin, Price et Weber.

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Jean-Pierre Racine est impliqué dans les sports de compétition d’élite (hockey, baseball et football) depuis plus de 35 ans. Détenteur d’une certification d’entraîneur du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE-Coach Canada – Baseball), il est le père de deux garçons pratiquant des sports de compétition. Diplômé de l’Université Concordia à Montréal en sciences politiques, Jean-Pierre Racine est à l’emploi du Gouvernement du Canada à titre d’analyste et conseiller en matière d’élaboration de politiques depuis 1998. Actuellement en poste depuis 2001 à l’Agence de développement économique Canada pour les régions du Québec à Montréal, il a travaillé auparavant au Conseil du trésor (1998-1999), au ministère du Revenu national (1999) et à l’Agence des douanes et du revenu du Canada (2000-2001) à Ottawa.