Les potiches Charest et Marois


Mis en ligne le 16 Avril 2012 à 10:39   |  Michel Brûlé

Je pense que les politiciens de carrière comme Jean Charest et Pauline Marois n’ont pas la formation pour être de bons gestionnaires de l’État, parce qu’ils voient le gouvernement par le prisme des hauts fonctionnaires.
 
 
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Il faut savoir qu’au Québec, il y a une guerre de pouvoir entre les différents ministères.

Qui aura le plus gros budget et le plus grand nombre d’employés, c’est tout ce qui compte! Au diable la dépense et le gaspillage!

Cette mentalité de mégalomanie n’a pas trop nui au Québec dans les années 60 et au début des années 70 parce qu’on vivait un boom économique.

Quand l’économie a commencé à s’essouffler, on a fait comme tous les autres pays du monde et on s’est endettés.

Aujourd’hui, on fait fi du dicton, «qui paie ses dettes s’enrichit». Car l’important, c’est d’avoir une note de AAA de Moody’s! Comme ça, on peut continuer à vivre au-dessus de nos moyens ad vitam æternam.

Mine de rien, le service de la dette représente 25 % du budget du Québec. Ce n’est pas rien! Chaque année, des milliards de dollars de nos impôts enrichissent les grandes banques, qui jouent le rôle de bailleurs de fonds.

En tant que chef d’entreprise, je suis convaincu que je suis mieux placé que Jean Charest ou Pauline Marois pour assainir les finances publiques.

Quand la vague Harry Potter a déferlé sur le Québec, nos journalistes, fidèles à leurs habitudes devant tout ce qui vient des États-Unis et de l’Angleterre, se sont mis à genoux pour saluer la nouvelle série.

Les louanges fusaient de toutes parts, et on laissait même entendre que J.K. Rowling aurait inventé un nouveau genre, alors que les origines du fantastique remontent à la nuit des temps.

En fait, l’empire n’a fait que relancer un genre, qui existait déjà. Elle l’a fait dernièrement avec la mode des vampires.

Il y a 20 ans, les romans de vampires d’Anne Rice faisaient fureur et il y a deux ans, ç’a été au tour de Twilight. Dans 20 ans, on lancera une autre vague de romans de vampires. C’est écrit dans le ciel.

De mon côté, j’ai décidé d’opposer un rival à Harry Potter, et Amos Daragon a été un immense succès au Québec.

Parallèlement à la mode du fantastique, l’empire a créé tout un engouement autour de la littérature féminine populaire, dite chick litt.

Le porte-flambeau de ce «nouveau» courant était encore une Anglaise, Helen Fielding, dont Le journal de Bridget Jones, a été un immense best-seller international.

Nos journalistes, toujours aussi à-plat-ventristes, parlaient d’elle comme un pionnière comme si Madame de Staël et Colette n’avait jamais existé. Ainsi, quand India Desjardins est venue me voir avec Aurélie Laflamme, j’ai sauté sur l’occasion.

Avec ma politique éditoriale «Maîtres chez nous», articulée autour d’une dizaine de séries à succès, j’ai vendu pas moins de cinq millions d’exemplaires de mes livres. Un succès inégalé au Québec!

Il n’a pas été facile de gérer une telle croissance. Mon entreprise s’y est adapté tant bien que mal et avec le recul, je me rends compte qu’il y a eu pas mal de problèmes de structuration, qui ont engendré du gaspillage.

Une telle croissance ne peut malheureusement durer éternellement, et j’ai dû faire face à une période de décroissance, qui m’a obligé à faire une réorganisation de l’entreprise.

Aujourd’hui, je suis mieux équipé pour faire face à une nouvelle période de croissance.

Le Québec a un sérieux besoin de restructuration. Si on mettait fin au gaspillage, on pourrait éliminer la dette en quelques années seulement.

Le défi est là, mais je crois que ni Jean Charest, ni Pauline Marois peut le relever. Pauline Marois n’a pas la compétence, alors que la priorité de Jean Charest est de donner le Québec à ses amis. Quelle honte!

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Michel Brûlé est le PDG de la maison d'édition Les Intouchables, l’un des plus gros éditeurs au Québec. Son entreprise a vendu cinq millions d’exemplaires des livres qu’il a publiés.


  • Marjolaine

    Ben d’Accord avec toi! C’est triste.

  • Normand Desjardins

    JJ’ai travailler dans le monde des finances durant 25 ans. Tout le Québec croit que le plan Nord va relancer notre pays et payer nos dettes. Détrompez- vous l’argent investit viens d’ailleurs (Arcelmittal mines canada et autres) et ces investisseurs vont exiger un fort taux d’intéret ou avantages en retour. Il ne faut pas développer à n’importe quel prix. Pour ce qui est de l’économie nous les québecois vivons au-dessus de nos moyens; nous avons des systèmes très couteux, RAMQ, Garderie à $7.00 congé parental . L’économie commence d”abord au sein de la la famille, en faisant un budget , de plus on doit être capable d’économiser sinon s’est l’endetttement. L’économie du Québec c’est l’ensemble des épargnes des familles. Présentement les gouv. sont tellement endetté que celui qui paie , la classe moyenne est au bout de la corde. Il y du ménage à faire la dedans, cela presse. Au cours des 5 dernières années, l’endettement et la taxation n’a pas arrçeter d’amplifier. C’est mon opinion. sans préjudice.