C’est, du coup, un projet de société à l’image de celui qui a permis la fantastique évolution d’un Québec, luttant magnifiquement contre l’analphabétisme, jusqu’à cette panne provoquée de son système d’éducation.
Décrochage scolaire démesuré, accès aux études supérieures largement élitiste et surtout, cette manie mondiale de vouloir que les universités se comportent comme des entreprises du savoir, en travaillant pour la demande solvable sans avoir les moyens de rattraper le taux de diplomation des pays les plus avancés.
Et le gouvernement nous dit que le bouleversement qu’il impose va y parvenir. Pourquoi pas des frais à l’école secondaire à ce compte?
Pendant ce temps là, en cette période de fin de règne de libéraux qui n’ont d’élastique que leur conscience, les deux partis de droite se livrent une lutte politique sans merci, chacun chassant les électeurs dans les terres de l’autre comme Nicolas Sarkozy chassait ceux de Marine Le Pen en France.
C’est «no dialogue» avec les étudiants et avec personne, on regarde la populace de haut et on fait le radar pour repérer les cibles comme des matous dans une discothèque pendant que la CAQ caquette.
Cette lutte de classe….moyenne nous fait oublier qu’il y a 75 % des contribuables qui gagnent moins de 50 000 dollars, certains 20 000 dollars et d’autres beaucoup moins.
On fait croire aux pauvres que payer pour apprendre est une mesure contre les riches.
Tout cela nous laisse penser que cette fin de règne libérale commence dangereusement à ressembler à celle du roi Louis XVI qui continuait de jouer avec ses serrures quand les miséreux étaient aux porte du palais.
