La grève étudiante 101


Mis en ligne le 18 Mai 2012 à 15:57   |  Alain Cognard

L’enjeu des propositions des étudiants est bien l’accès à l’enseignement supérieur. Un accès libre et sans contrainte, une réforme majeure de l’enseignement.
 
 
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C’est, du coup, un projet de société à l’image de celui qui a permis la fantastique évolution d’un Québec, luttant magnifiquement contre l’analphabétisme, jusqu’à cette panne provoquée de son système d’éducation.

Décrochage scolaire démesuré, accès aux études supérieures largement élitiste et surtout, cette manie mondiale de vouloir que les universités se comportent comme des entreprises du savoir, en travaillant pour la demande solvable sans avoir les moyens de rattraper le taux de diplomation des pays les plus avancés.

Et le gouvernement nous dit que le bouleversement qu’il impose va y parvenir. Pourquoi pas des frais à l’école secondaire à ce compte?

Pendant ce temps là, en cette période de fin de règne de libéraux qui n’ont d’élastique que leur conscience, les deux partis de droite se livrent une lutte politique sans merci, chacun chassant les électeurs dans les terres de l’autre comme Nicolas Sarkozy chassait ceux de Marine Le Pen en France.

C’est «no dialogue» avec les étudiants et avec personne, on regarde la populace de haut et on fait le radar pour repérer les cibles comme des matous dans une discothèque pendant que la CAQ caquette.

Cette lutte de classe….moyenne nous fait oublier qu’il y a 75 % des contribuables qui gagnent moins de 50 000 dollars, certains 20 000 dollars et d’autres beaucoup moins.

On fait croire aux pauvres que payer pour apprendre est une mesure contre les riches.

Tout cela nous laisse penser que cette fin de règne libérale commence dangereusement à ressembler à celle du roi Louis XVI qui continuait de jouer avec ses serrures quand les miséreux étaient aux porte du palais.

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Alain Cognard a été successivement directeur de journal, professeur de physique et de chimie et administrateur de sociétés. Il a également participé avec Georges Lapassade à l’analyse de l’Université du Québec à Montréal, lors de sa création, ainsi qu’à la rédaction de deux ouvrages connexes. Observateur des groupes humains et des nations, il s’intéresse particulièrement à l’expression sociale des exclus et à la dissidence en général.


  • Jean Philippe

    Comment vous appelez ça quand on augmente les frais de scolarité de tout le monde, et en même temps, on augmente les bourses pour les familles qui gagnent 60000 et moins.

    Ayez un peu de rigueur svp.

    • olivier

      parce que : la bourse et le prêt empêchent prévoient un plafond qui bloque le temps-montant que l’on peut travailler. Or les deux réunis ne permettent pas de vivre décemment! de plus les @améliorations@ ne touchent que les premiers cycles. Pas la autres ! mais qui empêche de travailler au delà d’un certain montant. voila pourquoi ! renseignez vous plutôt de que de croire ce que dit une presse muselée et collée aux souliers du gouvernement.

      • claude

        “or les deux réunis ne permettent pas de vivre décemment”
        Ha oui? Pourriez-vous préciser se qu’un étudiant devrait recevoir pour bien vivre? Je suis toute ouïe!

  • Marc Bergeron

    Bravo pour ce commentaire excellent. Les mains sur le volant mais dans nos poches.

  • michelle Bergeron

    Bravo et merci pour votre solidarité. Je suis une boomer et depuis plusieurs semaines j’intervient sur la tribune ouverte la nuit au 98,5 en faveur des étudiants.Les choses se complique car nous sommes envahi de libéraux payés on disait…comme en temps d’Élection pour envahir les lignes et ainsi manipuler l’opinion de masse. Ils acceptent les interrurbains en passant 514-790-0224
    Voici un article d’hier à Radio Canada:
    Édition Montréal
    Radio Canada

    Le bureau de Jean Charest intervient dans les sondages en ligne

    Mise à jour le vendredi 27 mai 2011 à 20 h 45 HA

    À la suite d’un sondage en ligne dont les résultats étaient défavorables au gouvernement, le bureau du premier ministre aurait invité une liste de contacts à se prononcer pour changer la tendance, selon Cyberpresse.

    Une adjointe aux communications du bureau du premier ministre a envoyé un courriel à une liste de personnes pour leur demander de participer au sondage du journal qui demandait aux gens s’ils croyaient que le gouvernement pouvait réduire les listes d’attente. Dans son bref courriel, elle demande aux gens : « Allez répondre S.V.P., le non domine…Merci! »

    Questionné sur le sujet, le premier ministre Charest a dit qu’il n’était pas au courant de cette pratique. Un attaché de presse, Hugo d’Amours, a déclaré lui qu’il s’agissait d’une initiative personnelle de l‘adjointe, et que c’était une bonne chose d’inciter les gens à participer au débat public.

    Le responsable du sondage au journal La Presse a déclaré de son côté qu’il avait déjà observé des changements soudains de tendance « difficilement explicables dans les sondages qui concernaient le gouvernement Charest ».
    Grand merci
    M Bergeron