La révolution accidentelle


Mis en ligne le 29 Mai 2012 à 11:35   |  Michelle Blanc

Il y avait dans l’air des revendications légitimes. Il y avait dans l’air un ras-le-bol tout aussi légitime.
 
 
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Il y avait dans l’air un gouvernement mal aimé. Il y avait dans l’air une gauche qui flairait sa chance inespérée. Il y avait dans l’air une loi excessive.

Il y avait dans l’air des magouilles d’élus, d’entrepreneurs et de syndicalistes corrompus.

Ça a donné une révolution accidentelle. Cette révolution accidentelle était menée par des citoyens de bonnes volontés.

Mais ils ne voyaient pas ces autres magouilles des révolutionnaires de salon. Ils ne voyaient pas l’électoralisme de leurs acolytes. Ils ne voyaient que la «juste cause» qu’on leur présentait.

Ils étaient si enchantés d’enfin «pouvoir dire» qu’ils en oubliaient aussi d’écouter. Leurs actions étaient si enivrantes qu’ils oubliaient qu’après l’enivrement, vient le mal de bloc.

Ils étaient si fiers de leurs positions, qu’ils oubliaient qu’ils n’étaient pas les seuls à pouvoir s’exprimer.

Ils valorisaient la désobéissance, mais oubliaient que celle-ci se retournerait éventuellement contre eux.

Ils ne réalisaient pas que bientôt, la fragile démocratie souffrirait de cette révolution.

Ils avaient raison. Mais pour combien de temps encore?

Ils triomphaient, mais les silencieux, ceux qui n’osent dire, ceux qui ne se révoltent pas, ceux qui endurent, un jour se prononceront. Ce jour-là, bien des masques tomberont…

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Auteure de Les médias sociaux 201, Michelle Blanc publie un blogue sur les médias sociaux. Son blogue MichelleBlanc est l’un des coups de cœur de la revue de marketing française Strategies.fr et est classé comme l’un des plus influents blogue francophone mondial selon plusieurs sources et indices différents. Titulaire d'une maîtrise en commerce électronique, elle est la cofondatrice et présidente de Yulbiz.


  • http://science-savoir.blogspot.ca/ Michel

    Vous connaissez ce viel adage: on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs! Votre psudo-démocratie devra un jour changer et le plus tôt sera le mieux. Sachez que ce sont les “fous” qui font changer les choses. Les “normaux” suivent passivement derrière.

    Notre psudo-démocratie ne risque rien car elle est déjàen péril par la stupidité et l’avidité de certain. Vous la connaissez surement; cette minorité qui mène le monde depuis des siècles. Quand les petits se seront réveillés, les vrais chagements pourront se faire. En attendant, continuez à professez le bon sens.

    Je vais vous dire un scoop que personne ne semble savoir: internet c’est la revanche des petits! Ce réseau modifiera la soviété comme rien ne l’a fait avant. les puissants seront exclus de cette terre nouvelle. les petits se développeront et se libèreront du joung de ces goêliers! Les masses humaines utiliseront internet comme un instrument d’échange d’information qui ne sera pas filtré par les puissants; ce qu’ils ont toujours fait ! Le “rififi” dans certains pays que bous constatons en ce moment n’est pas un hasard. Vous verrez! Internet est bien plus que ce que vous croyez!

  • Bob Legris

    Quoi? Vous parlez des moutons? Les silencieux, ceux qui n’osent dire, ceux qui ne se révoltent pas, ceux qui endurent, ceux-là, un jour seront amenés à l’abatoire, et peu importe à ce moment ce qu’ils diront ou penseront, car il sera trop tard, et comme ils ont l’habitude du sacrifice, il ne se passera rien d’autre qu’un mouton de plus égorgé, ni le souvenir des verts pâturages, ni le souvenir du berger, ni même le souvenir de la crainte du loup n’auront d’importance. Mais si par hasard il se trouvait des hommes parmis eux, bien il est peut-être temps qu’ils retrouvent leur langues avant qu’on la leur tranche. Et si on parle de révolution, il semble prépondérant, que la place de l’économie y soit centrale, puisqu’elle a infiltré depuis nombre d’années, la démocratie telle qu’on la connait. Peut-on encore utiliser un système qui nous condamne à l’éternel endettement? Il ne serait pas mauvais de faire la somme des “réalisations”, plutôt que celle des comptes à payer. Et bien loin de vos chicanes de syndicats, je vois plutôt chaque citoyen comme un entrepreneur à part entière à notre projet de société. Qui a besoin de patrons déjà? Sinon très justement, les fameux moutons? Et quel meilleur berger que celui qui se présente comme tel! Allez-vous encore à l’église?