Jean Charest - premier ministre du Québec
Source : LeStudio1
Jean Charest déplore la suspension des négociations


Mis en ligne le 31 Mai 2012 à 17:47   |  Gilles des Roberts

C'est un Jean Charest à l'air résolu qui s'est présenté devant les journalistes pour annoncer une suspension des négociations.
 
 
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“Un important fossé sépare le gouvernement et les associations étudiantes”, a assuré le premier ministre.

Quant à la ministre de l’Éducation Michèle Courchesne elle regrette “de ne pas avoir trouvé une voie de passage équilibrée pour sortir de cette crise. Le gouvernement a fait une proposition majeure de réduire la facture de la hausse à 100 $ par année accompagnée d’une réduction supplémentaire du crédit d’impôt. Il y avait toutefois une limite à ce que nous puissions accepter.”

Le gouvernement a également proposé la création d’un Forum sur l’avenir des universités, mais il a été impossible d’en arriver à une entente car la notion de gel est non négociable pour toutes les associations.

En clôture de son point de presse le premier ministre  indiqué que “sa porte demeure ouverte” et qu’un scrutin qui se tiendra d’ici les 18 prochains mois permettra à la population de se prononcer.

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Ex-directeur des relations médias de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Gilles des Roberts est un routier du milieu des médias et de la communication. Journaliste chevronné au journal Les Affaires dans les années 80, il a ensuite quitté le milieu pour fonder une agence de relations publiques avant de revenir travailler dans un média puis dans le milieu des relations publiques à nouveau.


  • Lyne Urkun

    Je ne suis pas surprise de la tournure des événements… tout au long de cette crise, c’était (et ce l’est encore) clair que les leaders étudiants ne voudraient rien de moins qu’une annulation de la hausse des droits de scolarité… Ils ont 20 ans… À 20 ans, on prend position et on n’en démord pas! Certains diront que ces jeunes font partie de la génération des “bébés gâtés” mais, selon moi, il ne s’agit que de jeunes (comme il y en a eu d’autres à travers l’Histoire) qui revendiquent leurs droits (et dans leur esprit, “droits” = “privilèges”)… Ceux et celles qui sont parents d’ados et de jeunes adultes savent très bien qu’on ne négocie pas avec eux parce que c’est peine perdue… Ce que je déplore le plus, ce sont tous les coûts supplémentaires que cela entraine pour la société québécoise et… Montréal écopera plus que tout le reste de la province à cause de cette crise qui. au fil des mois, a dérapé… Je crois que les Montréalais vivront un été houleux et, économiquement, ce sera un fiasco puisque la métropole profite des retombées économiques du tourisme pendant cette période (qui, disons-le, est de courte durée)… En ce temps de tumulte, je suis heureuse de ne plus vivre au Québec (que j’aime encore soit dit en passant!)…

  • Pagerry3

    Avec des crâneurs du type GND, il fallait ne s’attendre à rien d’autre qu’une impasse. Avec des crâneurs du type GND, il faudra ne s’attendre à rien d’autre que la casse et pire encore. La hausse des frais de scolarité n’était que le prétexte. C’était et c’est encore plein d’anguilles sous bien des roches. Il suffisait et il suffit d’écouter les gens, le vrai monde, dans la rue, dans les restos, dans les endroits publics. Les gens, le vrai monde, s’attendait au pire. Les gens, le vrai monde, ont leur cri…… de voyage de tout ce bordel qu’ont fomenté les activistes, putschistes et anarchistes des pouvoirs parallèles. L’actuel bordel québécois a de nombreux artisans et partisans, dont les carrés rouges de l’Opposition font partie. On n’est pas sorti du bois. Des élections, au plus cou0pant. On jugera les instigateurs et les tenants de cette révolution qui prend les allures du guérilla de brousse, non pas à leurs beaux discours, mais bien plutôt à leurs gestes et paroles incendiaires depuis le tout début du conflit si faussement appelé étudiant.

  • PPaquette

    Ce pseudo-conflit étudiant me semble vraiment bizarre.

    Les deux partis en cause ne semble pas pouvoir (ou VOULOIR) s’entendre!
    A mon avis, ils seraient de mèche…

    On est face à un mur qui me semble intentionnellement érigé pour une raison précise.
    Mais laquelle? Il faut y réfléchir sérieusement.

    Plusieurs personnes disent que c’est bassement une tactique électoraliste qui devrait profiter au parti libéral. Rien n’est moins certain. La plupart du temps, lorsqu’un parti politique termine un troisième mandats, la population désire un changement et le fait…..heureusement! Ici les libéraux le savent aussi!

    Alors à qui ou à quoi devrait profiter ce conflit?

    La cause devrait être très importante à certaines personnes pour justifier une telle mise en scène…

    Ce conflit, à l ‘image du conflit des accommodements raisonnables de 2007, n’a, à mon avis, que le seul but d’éliminer le PQ de la scène politique provinciale!

    Si le PQ se colle de trop près au mouvement étudiant, il subira les contres-coups de la grogne populaire envers ceux qui sont considérés comme des « chialeux » ou des faiseurs de troubles.