L’ex-ministre conservateur, Benoît Bouchard, estime que le premier ministre n’a pas le choix de tenir des élections dès septembre à la suite de la perte de la circonscription d’Argenteuil, un bastion libéral, hier, au cours d’élections complémentaires.
«Il n’a pas le droit de retarder les élections. Les troubles profonds sociaux sont encore là au Québec. S’il attend après octobre, il ne sera plus crédible. Il est déjà presque au cimetière», dit Benoît Bouchard.
L’ex-ministre péquiste, Jean-Pierre Charbonneau, s’attend pas, pour sa part, à des élections provinciales seulement l’an prochain.
La raison : Jean Charest risque de tirer sa révérence et de reporter les élections afin de donner la chance à un successeur de s’affirmer dans l’opinion populaire.
«Pensez-vous que Jean Charest ne se pose pas des questions sur son avenir personnel après les résultats d’hier?», explique-t-il.

