Jason Kenney soutient que le quotidien n’a pas consulté son ministère avant de publier une histoire sur Joanna Martinez, une Colombienne de 37 ans qui cherche à se réfugier au Québec.
Le ministre n’y va pas avec le dos de main morte. «Les articles qui ne présentent qu’une version des faits peuvent amener le public à perdre confiance dans la primauté du droit au Canada», écrit-il dans un communiqué.
«Les reportages incomplets ou incorrects dans les faits donnent habituellement l’impression que le système canadien de détermination du statut de réfugié est injuste ou cruel. En réalité, le Canada a le système de détermination du statut de réfugié le plus généreux et le plus juste du monde», ajoute-t-il.
Selon le ministre, Joanna Martinez était loin d’être un ange comme le laissait sous-entendre l’article. Elle a trois dossiers criminels et plus de 20 alias, par exemple.
L’éditeur adjoint et vice-président de La Presse, Éric Trottier, a avoué les torts de son quotidien, mais a soutenu que le ministère est reconnu pour ne jamais commenter ce type de nouvelle, indique le Globe And Mail.

