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Source : bobbyminor
Entrepreneuriat : Québec fait fausse route


Mis en ligne le 28 Juin 2012 à 10:58   |  Gilles Lajoie

Le blitz médiatique que mène actuellement le gouvernement de Jean Charest pour stimuler l'entrepreneuriat au Québec risque d'être futile.
 
 
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Pourquoi? Parce que rares sont les entrepreneurs qui se lancent en affaires à cause des programmes gouvernmentaux, révèle une nouvelle étude exhaustive sur l’entrepreneuriat que le fabricant de logiciels Wave Accounting a effectué parmi ses quelque 250 000 clients.

Selon cette étude, seulement 2 % des entrepreneurs ont plongé dans une nouvelle aventure parce qu’ils ont bénéficié d’un incitatif gouvernemental.

En fait, c’est quand les temps sont durs comme c’est le cas actuellement au niveau économique dans plusieurs pays industrialisés que les entrepreneurs foisonnent.

Selon l’étude, 15 % des entrepreneurs se sont lancés en affaires à la suite de la perte d’un emploi ou parce qu’ils étaient incapables de se trouver un boulot.

Cette proportion ne s’élève qu’à 9 % quand la conjoncture est plus favorable et 18 % quand l’économie est morose

 

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Gilles Lajoie est le fondateur et éditeur de LesNews.ca. Un pilier du Web au Québec, il compte plus de 25 ans d'expérience dans les nouveaux médias et les médias traditionnels. Il a déjà fondé notamment les médias financier et technologique les plus populaires au Québec.


  • Marimaud Morin

    On peut penser effectivement, à vue de nez, que le gouvernement fait fausse route en déployant des mesures de soutien au démarrage d’entreprise. Lorsqu’on se penche sur l’étude menée par Wave Accounting, auprès de sa clientèle (il faut le préciser), on remarque d’abord que le sondage et le groupage d’information concerne à la fois les entrepreneurs américains et canadiens. Sans être spécialiste de la réalité entrepreneuriale américaine, on peut raisonnablement penser qu’il existe une différence entre les deux types d’approches gouvernementales. Les répondants ont mentionné à la hauteur de 2% seulement que “(…) government incentives fed the decision to go into business for themselves.” S’agit-il seulement d’incitatifs financiers? Puisque le terme “incentives” en affaires réfère principalement à des primes, bonus, crédits divers, bourses, intérêts préférentiels, etc. Et si l’incitatif financier n’a que peu pesé dans la balance décisionnelle, a-t-il représenté, pour ceux qui en ont bénéficié, une aide appréciable et considérable? S’agit-il ici de la seule mesure mise en place par le gouvernement pour stimuler l’entrepreneuriat? Le soutien et l’aide financière reçus valent la peine d’être quantifiés, mais surtout qualifiés. L’effet combiné de l’ensemble des mesures prises par un gouvernement pour redresser une situation problématique au Québec mérite d’être regardé avant d’être invalidée.