Il est pratiquement impossible d’aller dans les Caraïbes sans être confronté à une situation de cacophonie totale. Je suis allé sur des plages où il y a une musique différente tous les cinq mètres. Au diable la baignade, je n’ai pas plus tenir plus de cinq minutes.
Le comble de la cacophonie, j’en ai été témoin à Punta Cana où un camion tout terrain équipé d’un système de son de la mort a réussi à enterrer la musique d’une discothèque. Au bout de vingt minutes de cette tonitruante guerre des décibels, le DJ de la disco a décidé d’éteindre sa musique pour laisser la place à celle de son rival.
J’ai séjourné dans un gite à Bologne en Italie où notre hôtesse était formidable. Elle était intelligente, drôle et avait de l’esprit. Le site était enchanteur : la villa et les trois maisonnettes étaient entourées d’arbres et de fleurs.
À un moment donné, notre sympathique Italienne a lancé que son magnifique domaine valait dans les cinq millions d’euros.
Pourtant, moi je n’aurais pas donné 5 ¢ pour l’acquérir. Pourquoi? Parce que le train passait toutes les 15 minutes et provoquait un vacarme infernal faisant basculer cet havre de paix dans un cauchemar assourdissant.
Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal et Régis Labeaume ont fait du tramway un de leurs chevaux de bataille. À Québec, on parle de parcours qui arpenteraient les boulevards Charest et Hamel. À Montréal, on rêve d’un réseau beaucoup plus complexe.
Je suis loin d’être un expert en la matière, mais je suis bien placé pour en parler puisqu’il y a des tramways partout en Europe. J’en ai vu des archi-modernes en Allemagne et en Autriche et d’autres complètement vétustes en Ukraine et en Roumanie.
Peu importe la qualité du tramway, il n’en reste pas moins que sa caractéristique principale est de faire beaucoup de bruit. Souvent plus que le bus, des fois moins, mais chose certaine, le tramway fait trembler la terre. Je serais curieux de connaître l’indice des tremblements provoqués par le passage d’un tramway sur l’échelle de Richter.
MM. Bergeron et Labeaume sont des gens dynamiques, mais ils semblent peu se soucier des aspects négatifs d’un projet quand celui-ci leur tient beaucoup à cœur. Il faudra donc les talonner de questions en commençant par la construction des rails.
Si rien ne change au Québec, il faudra s’attendre à ce que les coûts de construction soient multipliés par 10 et que le chantier dure trois de plus que prévu créant ainsi le plus grand bordel que Montréal aura connu. Ça serait fou si au bout du compte on réalisait que non seulement les tramways ne sont pas très efficaces, mais en ils font du bruit.
En tout cas, je dis non au tramway. Je préconise une plus grande rationalisation de nos flottes d’autobus.
Certains trajets devraient être desservis plus souvent alors que d’autres devraient être desservis par des autobus plus petits. Dans certains cas, le taxi collectif devrait être la solution.
Par ailleurs, les chauffeurs d’autobus, qui empruntent des parcours très achalandés comme le boulevard Laurier à Québec, devraient être muni d’un bidule, qui pourrait changer le feu du rouge au vert le temps qu’ils passent l’intersection.
Chose certaine, je crois que l’autobus a plus d’avenir que le tramway surtout si l’on considère que la voiture de demain sera volante selon Volkswagen. Enfin, je suis convaincu que la lutte contre le bruit sera de plus en plus un enjeu social.
