Julian Assange - Wikileaks
Source : Wikipedia
Julian Assange : justice ou affaire d’État ?


Mis en ligne le 17 Août 2012 à 7:10   |  Alain Cognard

En France, plusieurs cas  d’immunité diplomatique ont dégoûté l’ensemble de la population.
 
 
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Le scénario est fréquent : un diplomate, peut-être pas à jeun, renverse et tue ou blesse un ou plusieurs piétons. La police ne peut rien faire.

Le diplomate repart tranquillement, sans même devoir se planquer dans son ambassade. Il quitte son appartement sans être inquiété, prend l’avion. L’immunité est sacrée, mais pas partout!

Aujourd’hui, l’Équateur a décidé d’accorder l’asile politique à Julian Assange. Il ne s’agit pas de blanchir Assange, ni d’interrompre un procès. Il existe plusieurs moyens d’assurer la justice même lorsque la personne jugée se trouve dans un pays lointain.

Toute l’instruction peut être menée en Suède, et Julian Assange peut être interrogé où qu’il se trouve.

Nombre de pays refusent d’extrader des personnes lorsqu’il existe un risque que ces personnes soient à leur tour extradées vers un pays qui pratique la peine de mort. Si Julian Assange retourne en Suède, les États-Unis pourraient demander à leur tour son extradition pour des «crimes graves», en fait, dénonciation de crimes d’État.

Le gouvernement britannique menace de lever l’immunité de l’ambassade équatorienne afin de pouvoir y arrêter Julian Assange.

Pourtant, ce principe est mis en avant pour des meurtres ou des affaires bénignes. Même les Chinois l’ont respecté lorsqu’un dissident s’était réfugié à l’ambassade américaine récemment. Mais on n’attaque pas l’ambassade américaine…

Si la menace du gouvernement britannique et si l’entêtement de la Suède se concrétisent, nous ne pourrons plus jamais avoir confiance dans ces deux flambeaux de la démocratie et du progrès.

Cela va très certainement rejaillir sur toutes les politiques de ces deux pays et sur l’idée que nous nous faisons du monde.

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Alain Cognard a été successivement directeur de journal, professeur de physique et de chimie et administrateur de sociétés. Il a également participé avec Georges Lapassade à l’analyse de l’Université du Québec à Montréal, lors de sa création, ainsi qu’à la rédaction de deux ouvrages connexes. Observateur des groupes humains et des nations, il s’intéresse particulièrement à l’expression sociale des exclus et à la dissidence en général.


  • Decrauze

    Avant de réclamer la transparence des systèmes, jaugez l’opacité de votre propre personne pourrait-on dire à Julian Assange pour paraphraser le principe de la paille et de la poutre. Il est incongru que le chantre de la glasnost étatique se défile face à une accusation de viol et d’agression sexuelle. Finalement, ça révèle bien la crédibilité à portée très limité du bougre, sans même évoquer la dérive de ce que je baptisais dès décembre 2010 de WikiShit : cf. http://pamphletaire.blogspot.fr/2010/12/de-wikileaks-wikishit_06.html.

    • Alain Cognard

      Le XXè siècle a été l’histoire secrète de revanchards, d’assoffés de conquêtes qui ont tué autour de 100 millions de personnes. Il a d’ailleurs fini sur des guerres justifiées par des mensonges d’état et de faux documents. Wikileaks a révélé quelques aspects de la réalité politique et miliraire. Quand les medias officiels font leurs grands titres, ils ne font pas nécessairement œuvre humanitaire et ils gagnent sous et pouvoir. Wikileaks n’est rien d’autre qu’un bon journal sans grands moyens et très menacé. Quand à Julian Assange, il peut être interrogé là où il se trouve et l’enquête peut être complétée facilement. Ce que l’on craint, c’est qu’elle ne soit que le prétexte à une disparition. Les moyensmis en place pour tuer Wikileaks sont déjà colossaux !