En Russie, que les médias nord-américains accusent de tous les maux, les journalistes anti-Poutine ne courent pas les rues parce que contrairement à ce qu’on nous laisse croire, le président russe est très populaire dans son pays.
Cela dit, les Russes ont le droit de faire des manifestations anti-Poutine (payées par des intérêts états-uniens).
Sauf dans le cas de Rhéal Séguin, tous les journalistes du Canada anglais affichent leurs couleurs fédéralistes. Au Québec, André Pratte et Alain Dubuc en font de même.
Par contre, si un journaliste québécois révèle qu’il est souverainiste, on met tout de suite en question son objectivité.
Dans le reste du monde, on sait que l’objectivité journalistique est un leurre, mais au Québec, on se sert de ce concept hypocrite pour faire le procès de journalistes qui ont le courage de leurs convictions.
C’est ainsi que le Parti libéral du Québec (PLQ) a porté plainte contre Pierre Duchesne, qui a pris sa retraite comme journaliste à Radio-Canada et qui a fait le saut dans la politique en annonçant sa candidature dans la circonscription de Borduas pour le Parti québécois sous prétexte qu’il aurait servi des reportages biaisés.
Le PLQ savait très bien que cette manœuvre ne donnerait rien et ce, pour deux raisons : premièrement, parce que ces insinuations n’ont aucun fondement véritable et que le Conseil de presse, à l’instar de tous les autres organismes québécois du même genre comme le Collège des médecins, fait toujours preuve de corporatisme.
L’ombudsman de Radio-Canada a disculpé Pierre Duchesne, et on attend toujours la décision du Conseil de presse.
Qu’à cela ne tienne, John James Charest a été fidèle à lui-même. Il est de plus en plus évident que cet homme a été envoyé par Ottawa pour détruire le Québec. Son credo est et a toujours été diviser pour régner alors que pour un petit peuple comme le nôtre, la solidarité devrait être une priorité.
Vous vous demandez sûrement pourquoi un homme maléfique peut-il être réélu aussi souvent?
Il y a trois raisons à ça. Premièrement, il faut savoir que les Québécois sont passés de la religion catholique à la religion cathodique. La messe télévisuelle a remplacé la messe du dimanche.
D’ailleurs, c’est une émission dominicale qui a eu jusqu’à tout récemment le plus d’influence sur l’opinion publique québécoise. Or, Guy A. Lepage, qui se dit souverainiste, a aidé Charest plus que personne d’autres au Québec. Ce dernier est sorti gagnant de tous ses passages à Tout le monde en parle.
Flanqué de son amie Chantal Hébert, Guy A. a toujours fait de Mario Dumont sa tête de Turc. Pourquoi pas Charest?
Deuxièmement, il y a Pauline Marois à qui on peut reprocher bien des choses. Elle a fermé les yeux quand son mari a profité du dézonage de terres agricoles publiques devenant ainsi millionnaire.
(Pour ma part, je considère que Claude Blanchet est un des responsables de la défaite référendaire de 1995. Il a présidé avec l’ineffable Marcel Aubut la conférence de presse qui avait pour but d’annoncer le départ des Nordiques vers le Colorado. Cette annonce est survenue quelques mois avant la tenue du référendum. Je connais assez les gens de Québec pour savoir que cela a influencé le vote de milliers de personnes.)
En 2009, Pauline Marois aurait pu faire une alliance avec l’ADQ de Mario Dumont et renverser le gouvernement Charest, ce qui nous en aurait débarrassé, mais elle ne l’a pas fait.
En 2012, elle s’est obstiné à demeurer chef du PQ, malgré son impopularité. Elle a joué les manipulatrices en alléguant que le fait d’être une femme était à l’origine de son impopularité. Même Denise Bombardier, une féministe convaincue, n’adhère pas à cette thèse.
À vrai dire, elle est impopulaire pour plusieurs raisons, notamment pour son allure de prétentieuse et ses piètres performances en tant que ministre.
Troisièmement, les mange-Canayens, composés d’Anglo-Québécois, de 20 % des Québécois francophones et de 75 % des allophones pensent et votent comme des Anglais, qui appuient aveuglément le PLQ.
Sur le plan politique, le PLQ les sert bien, parce que le but de ce parti est d’affaiblir voire de détruire le Québec, mais ce vote systématique ouvre la porte à une corruption effrénée. Tant que le vote des mange-Canayens sera aussi déterminant, le Québec ne pourra pas avancer.

