Livre : le papier détrôné par le numérique


Mis en ligne le 16 Juillet 2012 à 16:04   |  Louis Rhéaume

La forte croissance des tablettes comme le iPad, des téléphones intelligents et des liseuses stimule la vente de livres numériques.
 
 
Partager :  
 

Aux États-Unis, l’Association of American Publishers (AAP) a publié un rapport démontrant que les ventes de livres numériques ont dépassé, pour la première fois, celles des de livres papiers.

Les livres numériques ont généré des ventes de 282,3 millions de dollars, aux États-Unis, au cours des cinq premiers mois de 2012, contre 229,6 millions pour les livres papiers (hardcovers).

Il y a un an, les revenus réalisés grâce à la vente de livres numériques aux États-Unis s’élevaient à 220 millions, tandis que ceux reliés aux livres papiers atteignaient 335 millions de dollars.

Étonnamment, les créneaux en croissance dans les livres papiers sont ceux des livres destinés aux jeunes adultes et aux enfants.

Le secteur du livre audio a aussi bien performé avec une hausse de 33 % de ses ventes au cours de la période analysée.

Le rapport de l’AAP est basé sur un sondage auprès de 1 149 éditeurs américains, qui ont connu une hausse de 27 % de leur chiffre d’affaires, au cours de la dernière année.

La croissance des livres numériques devrait rester forte.  Selon PaidContent, le marché nord-américain du livre numérique atteindra 11 milliards d’ici 2016.

Les autres régions en forte croissance sont celles de l’Asie et de l’Europe de l’Ouest.

Selon  BWM Books, le Canada représente un potentiel intéressant compte tenu des quelque 15 millions de téléphone intelligents, 10,5 millions d’ordinateurs de table et portatifs, cinq millions de tablettes et quatre millions de liseuses électroniques qu’on y trouve.

Il semble que les tablettes et les liseuses électroniques sont en train d’avoir un impact similaire à ce que l’iPod et l’iTunes ont eu sur la musique.

Ces appareils ont changé profondément la façon que les gens achètent et consomment dorénavant la musique.

avatar

Louis Rhéaume est consultant en gestion et finances et enseigne à la Télé-Université. Il a aussi son propre blogue, Infocom Analysis, qui couvre le secteur technologique.


  • Lyne Urkun

    J’imagine que si l’on veut que les jeunes s’intéressent à la lecture, on n’a guère le choix que de leur offrir des livres “numériques”… Toutefois, peut-être parce que je suis d’une autre génération, je n’arrive pas à me convertir… j’adore la lecture et j’ai encore besoin de ma relation avec le papier (l’odeur entre autres) et, sans le geste de tourner les pages , il me semble qu’il me manque quelque chose d’essentiel…

  • carbonel

    Je crois en l’avenir et donc au numérique, si on tient à conserver des lecteurs! Qu’on le regrette ou non, là n’est pas la question. La quetion est de savoir si nous voulons que la lecture survive. Il n’y a qu’à voir la progression des journaux numérique pour penser que la solution et la permanence du livre est bien là.