jeu. Juin 25th, 2026

Santander (EFE) – Le projet de recherche biomédicale Cohorte Cantabria continue de progresser, s’apprêtant à célébrer ses quatre premières années d’existence. Il a déjà impliqué plus de 43 000 volontaires et comprend plusieurs projets de recherche en cours ou à venir.

Parmi les thèmes de recherche, on s’intéresse notamment à la compréhension de la stéatose hépatique, aux marqueurs inflammatoires, ainsi qu’à la détection précoce de maladies neurodégénératives via l’analyse de la voix.

Depuis son lancement en avril 2021, la Cohorte Cantabria a enregistré plus de 43 500 participants qui se sont joints à cette initiative.

Ce projet aspire à explorer les causes et à progresser dans le diagnostic et le pronostic de diverses pathologies aiguës et chroniques touchant la population de cette communauté.

La recherche dans le cadre de la Cohorte Cantabria est axée sur l’étude des maladies liées au vieillissement, au mode de vie, à la qualité de vie, à la nutrition et à l’exercice physique, dans le but d’identifier de nouveaux déterminants de santé.

Les études de santé menées par Cohorte Cantabria comprennent des suivis réguliers et des invitations à des révisions tous les quatre ans.

Objectif : atteindre 50 000

L’objectif de la Cohorte Cantabria est d’atteindre 50 000 volontaires, faisant de ce projet une initiative « unique et pionnière en Espagne ».

Cette recherche se déroule au sein de l’Hôpital Valdecilla, avec des chercheurs provenant de cet établissement et de l’Institut de Recherche Valdecilla.

Peuvent participer tous les résidents de Cantabrie âgés de 40 à 70 ans qui ne sont pas encore inscrits.

Marcos López Hoyos, chef du service d’immunologie de Valdecilla et directeur de la Cohorte Cantabria. EFE/Pedro Puente Hoyos

À ce jour, la réponse des Cantabriens est « très satisfaisante », selon les déclarations de Marcos López Hoyos, directeur du projet et chef du service d’immunologie de l’Hôpital Valdecilla.

Bien que certaines zones, notamment celles d’accès difficile à l’est de la région, aient moins de population impliquée dans le projet, l’équipe est globalement satisfaite de la diversité des profils représentés.

Ce projet est perçu comme une initiative « stratégique » pour la région, avance « à bon rythme » et promet d’être très utile.

« De nombreux axes de recherche ont été ouverts sur le déclin cognitif, les processus inflammatoires et les maladies fréquentes telles que le cancer, entre autres », explique López Hoyos.

Premiers résultats

Cohorte Cantabria a déjà publié certains résultats de ses études. L’un de ces travaux, portant sur l’hépatite C, révèle que la Cantabrie est « une zone exempte » de cette maladie.

Des études supplémentaires sont en cours et de premiers résultats intéressants émergent des enquêtes menées auprès des participants.

Par exemple, environ 65 % des Cantabriens de plus de 40 ans sont en surpoids. Entre 30 et 35 % des personnes étudiées présentent un poids « normal », tandis que le reste se classifie entre surpoids et obésité selon les données de la Cohorte.

En outre, 18 % des participants se déclarent fumeurs, une proportion « basse », selon López Hoyos.

Vue de l’Hôpital Universitaire Marqués de Valdecilla. EFE/Pedro Puente Hoyos

« Les femmes fument légèrement plus que les hommes, avec 19 % de fumeuses contre 17 % de fumeurs », a ajouté le directeur de la Cohorte.

D’après les informations recueillies, « en général », les Cantabriens sont satisfaits de leur état de santé, avec près de 80 % des volontaires affirmant qu’ils se sentent en bonne santé à travers les enquêtes.

Une grande variété d’activités

Cohorte Cantabria est en pleine effervescence avec plusieurs projets en cours.

Un nouveau projet sur les marqueurs inflammatoires en rapport avec le rythme circadien débutera en janvier. Ce projet vise à étudier les changements qui se produisent au cours d’une journée.

« Nos participants rapportent qu’ils dorment entre 6 et 7 heures par nuit. Nous allons examiner tous leurs habitudes et les relier aux résultats de nos études pour comprendre comment cela influence les marqueurs inflammatoires », indique López Hoyos.

Des études portant sur la stéatose hépatique, les altérations hépatiques dues au syndrome métabolique, ainsi que des recherches sur la réponse à la vaccination contre le Covid sont également en cours.

Un projet de recherche a été demandé sur l’obésité infantile et adulte, et un autre concernant la détection précoce de maladies neurodégénératives liées à la reconnaissance vocale a débuté.

En avril 2025, une nouvelle phase de suivi sera lancée pour les quatre années écoulées depuis le début de la Cohorte. « Nous avons un emploi du temps chargé », souligne López Hoyos.

Un accord a également été signé avec le CRG de Barcelone pour une recherche sur le diabète de type 2, et des collaborations sont en place avec l’Université d’Alicante ainsi que des projets avec l’Institut Carlos III.

Bon à savoir

  • Cohorte Cantabria a été mise en place pour améliorer le dépistage et le traitement des maladies chroniques en Cantabrie.
  • Plus de la moitié des participants ont entre 40 et 60 ans, ce qui permet d’obtenir des données significatives sur cette tranche d’âge.
  • Les résultats des recherches sont régulièrement publiés pour informer la communauté sur l’état de santé de la population locale.


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One thought on “Cohorte Roza : 4 ans d’innovation et de défis !”
  1. La Cohorte Cantabria semble être une belle initiative, alliant santé et recherche. Cela pourrait vraiment aider à mieux comprendre notre bien-être collectif et à encourager un mode de vie plus sain.

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