dim. Juil 5th, 2026

Le dimanche 19 janvier est la journée nationale du popcorn. Il y a un siècle, cette collation iconique des salles de cinéma était en réalité interdite dans ces établissements. Une commerciale de Kansas City, dans le Missouri, a contribué à établir une nouvelle tradition cinématographique.



AYESHA RASCOE, ANIMATRICE :

Aujourd’hui, c’est la journée nationale du popcorn, mais il pourrait vous surprendre d’apprendre qu’autrefois, le popcorn n’était pas considéré comme la collation par excellence des salles de cinéma. En fait, il y a un siècle, le popcorn était banni des cinémas. Une commerçante de Kansas City, Missouri, a été l’une des premières à introduire cette délicieuse gourmandise dans les salles et a construit un véritable empire de concessions au cœur de la Grande Dépression. Mackenzie Martin de la station membre KCUR nous raconte cette histoire.

(EXTRAIT D’ENREGISTREMENT ARCHIVÉ)

PERSO NON IDENTIFIÉ : Eh, j’ai commandé mes billets en ligne.

MACKENZIE MARTIN, AUTEURE : Dans un petit cinéma indépendant, l’odeur beurrée du popcorn vous frappe avant même que vous entriez.

(BRUIT DE NOIX DE POPCORN QUI TOMBE)

ADAM ROBERTS : Si un bâtiment ne sent pas le popcorn et que j’entre pour voir un film, je me demande où je suis.

MARTIN : Voici Adam Roberts, propriétaire de Screenland Armour, qui est convaincu d’avoir le meilleur popcorn de la ville.

ROBERTS : Notre popcorn est particulièrement bon car nous utilisons un sel aromatisé au beurre qui lui donne son odeur. C’est cela que vous sentez lorsque vous êtes dans la rue.

MARTIN : Aujourd’hui, il semble impensable de voir un film sans popcorn, d’où le paradoxe qu’il y a cent ans, le popcorn n’était même pas autorisé dans les cinémas.

ANDREW SMITH : Avant les années 1930, il était très rare de voir quelqu’un vendre du popcorn dans les halls d’entrée.

MARTIN : C’est le professeur Andrew F. Smith, auteur de “Popped Culture: Une histoire sociale du popcorn en Amérique”. Il explique qu’à l’époque, si vous tentiez d’apporter un sac de popcorn au cinéma, on vous demandait poliment de le laisser à l’entrée. Les palais du cinéma des années 1910 et 1920 étaient des structures grandioses avec des plafonds ornés. Aller au cinéma était une affaire formelle, ce n’était certainement pas le genre d’endroit où l’on pouvait entrer avec de la nourriture de rue bon marché et salissante.

SMITH : Ils avaient des tapis au sol et ils ne souhaitaient pas que les gens entrent en mangeant.

MARTIN : Mais lorsque la Grande Dépression a contraint les cinémas à fermer par milliers, les propriétaires restants sont devenus désespérés à la recherche de nouvelles sources de revenus. Une solution évidente se trouvait juste dehors – les vendeurs de rue. Ils se sont dit, pourquoi ne pas tirer ce profit eux-mêmes ?

SMITH : L’objectif était d’attirer les gens vers le cinéma, donc le coût de l’entrée était relativement bas. Vous vouliez rentabiliser votre stand de concessions.

MARTIN : Le popcorn parfumé et beurré s’est révélée particulièrement rentable, car son odeur attirait avant même d’être vu. De plus, contrairement au sucre, le popcorn n’était pas rationné pendant la Seconde Guerre mondiale.

SMITH : Cela a vraiment sauvé les cinémas pendant la Dépression.

(EXTRAIT D’ENREGISTREMENT ARCHIVÉ)

GROUPE MUSICAL NON IDENTIFIÉ : (Chantant) Allons tous au hall pour nous faire plaisir.

MARTIN : Smith affirme que nous ne saurons jamais qui a été le premier à introduire le popcorn dans les salles, mais une veuve de Kansas City, Julia Braden, est certainement en lice pour ce titre. Dans un article de 1931, Braden a déclaré au Kansas City Star qu’elle avait ouvert son premier stand de popcorn à l’intérieur du Linwood Theatre en 1915 – soit 14 ans avant la Grande Dépression. À l’époque où cela est devenu une pratique courante, Julia Braden avait déjà établi un petit empire avec quatre stands autour de Kansas City, tous situés dans ou près de cinémas.

SMITH : Les ventes de popcorn ont explosé grâce à des personnes comme Julia Braden, et elles ont généré beaucoup d’argent comparé à d’autres secteurs.

MARTIN : Braden affirmait qu’elle réalisait environ 15 000 dollars par an, une somme équivalente à plus de 300 000 dollars aujourd’hui. Au sein de la chaîne nationale B&B Theatres basée à Liberty, Missouri, la co-présidente Bobbie Bagby Ford indique que les concessions, et spécifiquement le popcorn, sont toujours la plus grande source de revenus des salles de cinéma.

BOBBIE BAGBY FORD : Il y a une surcharge sensorielle en entrant et en sentant du popcorn frais avant d’accéder à la salle, le croquant de celui-ci pendant que vous appréciez quelque chose et que vous vous évadez ensemble.

MARTIN : On pourrait donc dire que le popcorn a sauvé les cinémas dans les années 30, et près d’un siècle plus tard, il continue de les soutenir.

Pour NPR News, je suis Mackenzie Martin.

(EXTRAIT DE “EASY FOR YOU” DE DELICATE STEVE)

Article original rédigé par : Mackenzie Martin.

Bon à savoir

  • La fête nationale du popcorn a lieu chaque année le 19 janvier aux États-Unis.
  • Durant les années 1930, des changements économiques ont conduit les propriétaires de cinémas à diversifier leurs sources de revenus, notamment grâce au popcorn.
  • Le popcorn est devenu un incontournable des concessions de cinéma, pratiquement inévitable et essentiel pendant la projection d’un film.

En somme, cet article évoque non seulement l’évolution du popcorn dans les salles de cinéma, mais aussi comment une simple collation a su s’imposer dans la culture cinématographique. Cela soulève une question : quelles autres traditions pourraient-elles évoluer de manière similaire dans le futur ?


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One thought on “Retour sur l’essor du popcorn : incontournable du cinéma !”
  1. C’est fascinant de voir comment une simple collation comme le popcorn a pu transformer nos soirées cinéma. Ça me donne envie d’en préparer un gros bol pour la prochaine projection !

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