Emuler la fantaisie surréaliste de la logique onirique s’avère complexe à travers le cinéma, la musique et la fiction. Tout projet de feu le grand David Lynch ou de l’icône avant-gardiste Alejandro Jodorowsky revêt une touche absurdement captivante. Les passionnés louent depuis longtemps les œuvres de Lynch et Jodorowsky pour leur logique abstraite riche en images saisissantes. Dans le long-métrage Come True réalisé en 2020 par Anthony Scott Burns, cette étrangeté brumeuse n’est pas un simple ressenti, mais bien le cœur même du film. Burns parvient à recréer avec précision la logique déformée, souvent effrayante des rêves et des cauchemars, plongeant le spectateur dans un film d’horreur de science-fiction qui le fera se demander s’il ne se trouve pas piégé lui-même dans les rêves de la protagoniste, Sara !
Comment les visuels éclatants contribuent à donner à Come True des airs de cauchemar éveillé
Come True suit Sara, interprétée par Julia Sarah Stone, une adolescente en difficulté qui s’inscrit à une étude du sommeil pour gagner de l’argent et trouver un endroit sûr où dormir la nuit. Fonctionnellement sans abri, Sara est attirée par l’idée de sécurité financière, mais surtout, elle est tourmentée par un cauchemar récurrent dont elle espère se débarrasser grâce à cette étude. Cependant, cette dernière est entourée de mystère, les scientifiques refusant de partager la moindre information avec elle, et ses cauchemars s’intensifient rapidement au lieu de s’améliorer. Les événements se dégradent alors dans une folie surréaliste. Le film utilise l’immensité des rêves, du sommeil et de l’esprit humain pour générer une grande partie de son horreur. Come True s’aventure même sur le territoire de l’horreur cosmique, tant l’accent est mis sur la nature insondable de l’inconscient humain. Pour illustrer le rôle presque surnaturel du sommeil dans Come True, Burns fait appel à des visuels extrêmes, répétant souvent certaines images de manière chantante, comme ce que l’on verrait lors d’un rêve éveillé.

Parmi les éléments visuels les plus marquants, on trouve la silhouette qui hante les cauchemars de Sara. À l’origine de ses nuits agitées, cette forme humanoïde apparaît chaque fois qu’elle s’endort. Une touche de magie du “vallée inquietante” contribue à rendre cette figure particulièrement troublante. Elle ressemble à un humain étiré avec des yeux brillants, s’allongeant davantage lorsqu’elle se redresse d’une position courbée. Ces caractéristiques lui confèrent une aura menaçante qui terrifie Sara et déstabilise le public. Pour faire ressortir ce personnage sombre, le reste du film adopte une esthétique lumineuse et dynamique. Lorsque Sara vaque à ses activités quotidiennes, le monde qui l’entoure est stérile, baigné de bleus et de verts froids, créant ainsi une atmosphère fluorescente. À mesure que le film s’enfonce dans l’étude du sommeil et les rêves de Sara, des touches de néon émergent pour souligner l’aspect science-fiction de Come True. Ces visuels électriques, presque nostalgiques des années 80, donnent aux rêves une telle saturation qu’ils semblent hyperréels.
Come True joue avec des niveaux de terreur cosmiques
Au-delà de ses visuels dynamiques, ce sont les tournures intrigantes et la logique troublante de Come True qui permettent au film de jouer avec l’esprit du spectateur. À mesure que l’étude du sommeil s’intensifie, le film incorpore des éléments d’horreur corporelle. Avec cette intégration d’une horreur plus tangible, l’horreur presque intellectuelle des cauchemars semble encore plus vaste que lors de l’ouverture. Bien que Come True ne se classe pas parmi les films lovecraftiens, son exploration de la puissance et de l’incompréhensible nature de l’esprit humain résonne de la même manière que les dieux éludés de l’horreur cosmique. Les scientifiques cherchant à percer les mystères de la conscience humaine et des rêves évoquent les génies fous des œuvres de Lovecraft, manipulant des forces que l’humanité ne devrait jamais connaître. Dans une interview avec Nightmare on Film Street, Burns déclare même avoir été inspiré par le moment célèbre avec Jeff Goldblum dans Jurassic Park, lorsque le personnage de Goldblum prévient contre les avancées technologiques pour le progrès sans réflexion. Combiné à la dangerosité croissante de l’étude du sommeil, Come True crée une pression, un suspense et une atmosphère de destin implacable. Ce sentiment de dread pèse sur le film, terrorisant ses personnages et son public par l’immensité du pouvoir que possède l’esprit humain.
Le dernier acte de Come True suscite de vives débats en ligne, les spectateurs partageant entre adoration et rejet du rebondissement final. Come True est, par essence, un film riche en surprises, distribuant des courbes narratives pour tenir en haleine. Cependant, ces révélations ne cherchent pas simplement à perturber le spectateur, mais à approfondir la compréhension de la profondeur de l’inconscient. La thèse centrale du film est la puissance écrasante et effrayante de l’esprit humain. Le scénario retourne constamment la situation pour Sara, et le public, non pas comme un simple “gotcha!”, mais comme une extension de cette thèse. Il s’agit d’un horreur réfléchie qui interroge des questions existentielles plus pertinentes aujourd’hui qu’en 2020, et malgré tout, Come True n’a pas réussi à toucher un large public.
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Bon à savoir
- Horaires des projections : Vérifiez les horaires de diffusion en fonction de votre région.
- Disponibilité : Le film est accessible sur différentes plateformes de streaming.
- Analyse intéressante : La façon dont le film aborde les thèmes du rêve et de la réalité est souvent comparée à d’autres œuvres de science-fiction.
Ce film soulève des questionnements fascinants sur la nature de l’esprit humain et les limites du savoir. Qu’est-ce qui se cache réellement derrière nos cauchemars ? Et jusqu’où serions-nous prêts à aller pour comprendre notre propre psyché ?

Ce film m’a vraiment fait réfléchir sur la nature des rêves. Les visuels sont captivants et l’ambiance, digne d’un cauchemar éveillé, m’a transportée dans un monde intriguant.
Ce film explore vraiment les profondeurs de notre esprit. La façon dont il joue avec nos peurs et nos rêves est fascinante. Qui oserait s’aventurer là-dedans ?
Ce film explore vraiment les profondeurs de l’inconscient humain. Ses visuels captivants m’ont rappelé mes propres rêves et ce qu’ils révèlent sur nous.