Chaque fois qu’un film dépasse les deux heures et demie, je me prépare mentalement. Je sais que je vais devoir tenir bon pendant un certain temps, et souvent, je redoute ce moment. En effet, cela peut même me freiner dans l’envie de voir certains films. Il est indéniable qu’une durée prolongée peut faire ou défaire un long métrage. Ainsi, lorsque j’ai découvert que l’un des meilleurs films de 2024, The Brutalist, avait une durée de trois heures et demie, j’étais à la fois enthousiaste et inquiet. Heureusement, le film incluait une pause, ce qui m’a fait réaliser à quel point les longues productions devraient avoir un moment de répit.
Après que The Brutalist ait remporté plusieurs Golden Globes en 2025, j’ai décidé de me rendre au cinéma malgré mon hésitation face à sa durée. Néanmoins, sachant qu’il y avait une intermission, ma réticence s’est légèrement atténuée, mais je ne m’attendais pas à l’effet positif que cela allait avoir sur l’expérience du film.
Corbet a déclaré qu’il avait absolument besoin d’une intermission pour The Brutalist, car il lui était difficile de rester assis pendant plus de trois heures. Je partage ce sentiment, et j’imagine que beaucoup d’autres spectateurs ressentent la même appréhension avant un long film. Ainsi, d’un point de vue personnel, il est agréable de pouvoir se lever, s’étirer et se déplacer avant de plonger à nouveau dans la deuxième moitié du film.
D’un point de vue narratif, The Brutalist se divise en deux parties distinctes. Sans trop en révéler, la première partie suit l’architecte juif László Tóth, joué par Adrien Brody, alors qu’il tente de se reconstruire aux États-Unis après avoir fui l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale. La seconde partie traite de son parcours professionnel, du retour de sa femme et des agressions tant subtiles que flagrantes liées à la discrimination et à l’antisémitisme.
C’est une quantité d’informations à assimiler, et cette pause était parfaite. Elle m’a permis de décompresser, de réfléchir à ce que je venais de voir et de me préparer mentalement pour la suite. En plus, cela m’a donné l’occasion d’aller aux toilettes sans rater une scène. Cela m’a également fait penser au fait que les pièces de théâtre et les comédies musicales fonctionnent ainsi depuis longtemps, et que les films devraient adopter cette pratique de façon plus systématique.
Pour bien illustrer l’impact que l’intermission a eu sur ma appréciation du film, j’ai donné à The Brutalist quatre étoiles, en accord avec notre critique. Cependant, sans l’intermission, je n’aurais accordé que trois étoiles.
Avoir cette pause en milieu de film a rendu l’expérience moins écrasante ; j’ai pu le considérer comme deux films de 1 heure 40 minutes plutôt qu’un seul long métrage de trois heures et demie. De plus, cette interruption m’a permis de faire une pause, de réfléchir à ce que j’avais vu tout en me reposant un instant avant de replonger dans l’histoire.
En repensant aux films longs que j’ai vus ces dernières années, je me rends compte que la durée a influencé mon opinion générale à leur égard. Bien que les critiques de Killers of the Flower Moon aient été excellentes, la longueur et le poids de ce film m’ont pesé, une pause aurait été bénéfique. Le film Horizon de Kevin Costner en aurait également grandement profité. Même si j’adore Wicked, je dois avouer qu’il est assez long, et j’ai ressenti le besoin de me lever pour aller aux toilettes lorsque je l’ai vu au cinéma.
En résumé, les pauses nous aident à mieux comprendre ce que nous venons de voir, à nous offrir un moment de répit et à nous permettre de nous lever, d’utiliser les toilettes ou de grignoter quelque chose. Les spectateurs ont besoin de temps pour digérer et respirer, et c’est exactement ce que les intermissions peuvent apporter. The Brutalist en est un parfait exemple de leur efficacité.
Dans un monde où des films de 90 minutes sont la norme, une pause de dix à quinze minutes dans un film de plus de 2 heures et demie permettrait au public de mieux apprécier, assimiler et attendre les films de longue durée avec impatience plutôt que d’appréhender leur visionnage. Alors, chers réalisateurs et studios, n’hésitez pas à intégrer des intermissions dans vos films longs !
Si vous souhaitez découvrir The Brutalist, un film remarquable avec une belle intermission, il est actuellement à l’affiche dans les salles de cinéma, en compagnie de nombreux autres projets captivants du programme cinématographique de 2025.
Bon à savoir
- Les intermissions ont fait leurs preuves dans le théâtre, permettant au public de se détendre et d’assimiler l’histoire.
- Des études montrent que des pauses régulières peuvent améliorer la concentration et la compréhension des spectateurs.
- Les films plus longs pourraient bénéficier d’une meilleure réception si cette pratique se généralisait.
Il serait intéressant de se demander si l’intégration d’intermissions dans les films peut changer notre perception du cinéma contemporain et son rythme, en attendant que les réalisateurs réagissent à cette demande croissante.
J’adore l’idée d’avoir des intermissions dans les films longs ! Cela rend l’expérience cinématographique tellement plus agréable et moins écrasante. Plus de pauses, s’il vous plaît !
Je suis d’accord sur l’importance des intermissions. Elles permettent d’assimiler l’histoire et d’améliorer notre expérience, surtout dans les films longs comme The Brutalist.