lun. Juin 29th, 2026

La découverte de marques digitales sur des douilles de cartouches tirées était autrefois une tâche presque impossible. Cependant, des chercheurs de l’Université de Maynooth, en Irlande, ont réalisé une avancée majeure.

Ils ont prouvé qu’il était possible de récupérer des empreintes humaines sur des douilles de cartouches surchauffées.

Mieux encore, ces empreintes sont affichées avec un niveau de détail élevé, incluant pores et crêtes.

Ces détails pourraient suffire à identifier un tireur, bien que, lors des expériences, les balles n’aient pas été tirées mais chauffées dans un four.

« Le Saint Graal de l’investigation criminelle a toujours été la récupération d’empreintes sur des munitions tirées », affirme la chimiste Eithne Dempsey.

« Traditionnellement, la chaleur intense des tirs détruit tout résidu biologique. Cependant, notre technique a réussi à révéler des crêtes d’empreintes qui seraient autrement imperceptibles. »

Douille de munitions en laiton
Photographie et image en fort contraste d’une marque digitale latente sur une douille en laiton. (Université de Maynooth)

Cette technique, développée par Dempsey et son ancien doctorant, Colm McKeever, nécessite encore des tests supplémentaires, mais la preuve du concept est concluant.

Leurs résultats suggèrent que tous les résidus biologiques ne se détériorent pas sur une douille après son utilisation. À l’instar de l’encre invisible, certains d’entre eux peuvent rester présents.

En utilisant un mélange chimique spécial et une faible tension, Dempsey et McKeever ont réussi à révéler ce résidu.

Cette méthode peut même faire apparaître des empreintes sur des douilles touchées et chauffées, et ce, même un an après.

Analyse d'empreintes
Empreinte relevée sur une surface en laiton, avec un aperçu microscopique des crêtes et pores. (Université de Maynooth)

« En utilisant le matériau brûlé restant sur la surface de la douille comme un pochoir, nous pouvons déposer des matériaux spécifiques dans les interstices, permettant ainsi leur visualisation », explique McKeever, actuellement à l’Université Technologique de Shannon en Irlande.

« Grâce à cette méthode, nous avons transformé la douille en un électrode, permettant la réalisation de réactions chimiques à la surface de la douille. »

Des tests complémentaires sont nécessaires pour démontrer que la technique fonctionne sur des balles effectivement tirées d’une arme.

Certaines preuves, par exemple, suggèrent que le « recul gazeux » produit par le tir est ce qui efface la plupart des empreintes digitales, et non seulement les hautes températures.

Le nouvel outil d’analyse criminelle développé par McKeever et Dempsey représente un pas en avant fascinant, mais la quête du « Saint Graal » continue.

Points à retenir

  • La nouvelle technique permet de récupérer des empreintes humaines sur des douilles de cartouches surchauffées.
  • Celle-ci offre les empreintes avec un haut niveau de détail, essentiel pour l’identification.
  • La recherche souligne que tous les résidus biologiques ne se détériorent pas après un tir.
  • De nouvelles expérimentations sont requises pour consolider ces résultats dans des cas réels.

En somme, cette avancée scientifique soulève des questions intrigantes sur la permanence des résidus biologiques et sur l’élargissement des techniques d’enquête. Il est passionnant de penser à la manière dont la science continue de réétudier ce que l’on croyait impossible. Je suis convaincu que ces recherches apporteront une nouvelle dimension à la justice criminelle et pourraient, à terme, changer la donne pour les enquêtes criminelles. Quelles autres innovations pourraient encore surgir de la fusion entre technologie et sciences criminelles ? Voilà un sujet qui mérite d’être exploré pleinement.


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