mer. Juin 24th, 2026

Des scientifiques appellent à la mise en place d’un cadre mondial dédié à la gestion de la pollution atmosphérique générée par l’industrie spatiale.

Depuis 2020, l’équipe de la professeure Éloïse Marais à l’University College London (UCL) suit de près les activités spatiales. Leurs récents chiffres révèlent que 259 lancements de fusées sont prévus en 2024, contre 223 en 2023, consommant plus de 153 000 tonnes de carburant.

Selon Éloïse Marais : « La quantité de polluants libérés dans l’atmosphère par les fusées et satellites est sans précédent. Nous pénétrons un territoire inconnu, car l’humain n’avait jamais injecté autant de pollution dans les couches supérieures de l’atmosphère. Sans régulation, cela pourrait avoir des conséquences sérieuses pour notre planète. »

Les chercheurs ont constaté que le lancement de méga-constellations de satellites de communication, tels que Starlink, OneWeb ou Thousand Sails, a provoqué une multiplication par trois des émissions de suie et de dioxyde de carbone, deux acteurs majeurs du changement climatique.

Bien que les volumes de CO2 et de suie générés par ces engins soient moindres comparés à d’autres industries, les particules émises restent plus longtemps dans la haute atmosphère. Leur impact sur le réchauffement climatique est ainsi jusqu’à 500 fois supérieur à celui de la suie émise par l’aviation ou les sources terrestres.

Avec l’arrivée prochaine des méga-constellations Amazon Kuiper, qui utiliseront une fusée de l’Agence spatiale européenne propulsée par des carburants solides émettant des composés chlorés nuisibles à la couche d’ozone, la nature des polluants pourrait évoluer. « La quantité de carburant utilisée pour lancer ces méga-constellations dépasse déjà celle de toutes les autres missions cumulées », souligne Éloïse Marais.

Le Dr Connor Barker, également de l’UCL, alerte : « De nombreuses méga-constellations sont programmées dans les décennies à venir. Leur impact risque de compromettre les progrès accomplis grâce au protocole de Montréal qui vise à protéger la couche d’ozone. »

Le principal changement réside dans le nombre considérable d’objets envoyés en orbite. Là où, entre la fin des années 1960 et 2016, on comptait une centaine à deux cents lancements annuels, ce chiffre a aujourd’hui grimpé à plusieurs milliers, malgré la durée limitée de vie de ces satellites.

Nombre d’entre nous ont remarqué, lors du pic des Perséides ce mois-ci, l’LesNews de points lumineux traversant lentement le ciel nocturne : autant de satellites visibles à l’œil nu témoignant de cette prolifération.

Le professeur Stuart Martin, président du conseil d’administration du UK National Space Centre, explique : « La législation internationale actuelle se base sur les principes des hautes mers. Le pays qui lance un objet dans l’espace en est propriétaire, soumis uniquement à ses propres lois. Cela complique énormément toute initiative de nettoyage. »

D’ores et déjà, nombre de ces satellites issus des méga-constellations retombent dans l’atmosphère, se vaporisant en fines particules métalliques, parfois réactives chimiquement. L’équipe de l’UCL a suivi 2 539 objets ayant brûlé à leur rentrée en 2024, contre 2 016 en 2023, totalisant 13 500 tonnes de matériaux provenant des satellites et débris de fusées.

Points à retenir

  • Le secteur spatial émet une pollution croissante dans les couches hautes de l’atmosphère, difficile à réguler.
  • Les méga-constellations satellitaires sont à l’origine d’une augmentation significative de suie et de CO2, contribuant au changement climatique.
  • Les particules émises dans la stratosphère ont un impact climatique bien plus fort que celles émises au niveau du sol.
  • L’arrivée prochaine de nouvelles constellations utilisant des carburants solides pourrait aggraver la dégradation de la couche d’ozone.
  • Le cadre légal spatial actuel, hérité du droit maritime, ne facilite pas la gestion des débris et la responsabilité environnementale.
  • Le nombre d’objets envoyés en orbite a explosé, rendant la situation complexe avec des milliers d’éléments à gérer.

Face à ces constats, il apparaît urgent que la communauté internationale repense ses règles liées à l’espace. Sinon, il ne faudra pas s’étonner si un jour on se retrouve à devoir nettoyer le ciel comme on s’acharne sur un tapis persan taché, sauf qu’ici, chaque tâche reflète une planète qui chauffe un peu plus. Après tout, quand on envoie des milliers de petits satellites tournoyer autour de nous, est-ce bien raisonnable d’ignorer le vent qu’ils sèment derrière eux ? Mais bon, peut-être que l’univers a réellement besoin de ce nouveau balai cosmique… à moins qu’on préfère continuer à jouer les apprentis sorciers de l’atmosphère en espérant que ça ne tourne pas au grand ménage de printemps forcé.


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8 thoughts on “Les scientifiques alertent : agir contre la pollution des lancements spatiaux”
  1. Gabriel, cet article est fascinant ! La pollution spatiale mérite vraiment notre attention. On doit agir avant qu’il ne soit trop tard pour notre planète !

  2. La pollution spatiale, comme un nuage sombre dans notre ciel étoilé, mérite notre attention. Réfléchissons ensemble à la beauté de l’univers et à notre responsabilité envers lui.

  3. Il est essentiel de réguler la pollution spatiale. Un environnement sain dans l’atmosphère devrait être une priorité pour les futures générations. Pensons à notre planète avant de lancer davantage de satellites.

  4. Il est crucial que nous prenions conscience de l’impact environnemental de nos activités spatiales. Une régulation est nécessaire pour préserver notre atmosphère et notre avenir.

  5. La pollution spatiale est un appel à l’éveil collectif. Chaque lancement résonne comme une note discordante dans notre symphonie terrestre. Prenons soin de notre ciel avant qu’il ne soit trop tard.

  6. C’est fou de voir comment notre besoin d’exploration spatiale impacte le climat ! L’espace mérite une gestion respectueuse pour protéger notre belle Terre.

  7. La pollution spatiale est un sujet fascinant et inquiétant. En tant qu’animateur culturel, je pense que ces préoccupations devraient nourrir nos réflexions sur l’avenir de l’espace et de notre planète.

  8. C’est inquiétant de voir à quel point l’espace devient une nouvelle source de pollution. On doit vraiment agir pour protéger notre planète et les générations futures !

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