VERMONT — Les myrtilles, qui trouvent leurs origines en Amérique du Nord, se classent parmi les fruits les plus bénéfiques pour la santé. Avec leur goût unique et savoureux, leur faible teneur en calories et leur richesse en antioxydants, elles sont un véritable trésor pour notre alimentation. De plus, elles se conservent très bien au congélateur ou au réfrigérateur, permettant d’en profiter longtemps après la récolte. Cette année, les récoltes de myrtilles sont particulièrement généreuses dans les fermes du Vermont.
Depuis des siècles, les Amérindiens consommaient des myrtilles sauvages, ou myrtilles à faible buisson, qui poussent naturellement dans des sols acides et produisent des fruits relativement petits sur des plantes n’excédant pas un pied de hauteur. En revanche, la myrtille domestiquée, ou à haut buisson, offre une production de baies bien plus grandes et en plus grande quantité sur une plante qui peut atteindre plusieurs mètres.
La domestication de la myrtille a débuté en 1908 lorsque le Dr. Frederick Coville, un chercheur au Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), a commencé à rechercher des plants sauvages supérieurs à New Hampshire. En 1911, il a eu la chance de rencontrer Elizabeth White, une productrice de canneberges du New Jersey, qui a réalisé le potentiel de ses travaux. Elle lui a proposé son aide et, durant les deux décennies suivantes, mobilisa ses cueilleurs pour dénicher des plants d’exception dans les landes de pins.
Le Dr. Coville a mis au point les 15 premières variétés commerciales de myrtilles. En 1937, un habitant du Vermont a pris en charge le programme de reproduction des myrtilles de l’USDA. Le Dr. George Darrow a alors initié une collaboration avec des stations expérimentales agricoles et des producteurs privés afin de tester de nouvelles variétés dans différentes régions de culture.
Entre 1946 et 1962, il a fourni plus de 200 000 plants de jeunes myrtilles à des partenaires dans 13 états. Deux de ces partenaires étaient Green Mountain Orchards et Harlow’s Sugarhouse, tous deux possédant des vergers de pommiers à Putney.
Au fil du temps, la culture de la myrtille à haut buisson a vraiment pris son envol. Le recensement agricole américain de 2022 a dénombré 286 fermes cultivant 404 acres de myrtilles dans le Vermont. Le rendement moyen est d’environ 2 000 livres par acre, ce qui implique que près de 800 000 livres de myrtilles du Vermont doivent être cueilies, vendues et consommées en relativement peu de temps. Presque toutes ces baies sont vendues directement aux consommateurs ou à des magasins et distributeurs locaux.
Au niveau national, 795 millions de livres de myrtilles ont été récoltées en 2024. Près de la moitié de cette production provient de Washington et de l’Oregon, qui disposent de 32 000 acres cultivés, principalement sur des exploitations spécialisées destinées à expédier vers des magasins et des transformateurs.
Les myrtilles ont la particularité d’exiger un sol acide pour bien croître. Dans de nombreux endroits, il est conseillé d’ajouter du soufre pour abaisser le pH du sol avant de planter la culture. Ensuite, les plantes doivent être paillées, taillées et irriguées pour obtenir les rendements les plus élevés.
Les bourgeons fruitiers se forment dès la deuxième année de croissance des cannes, ce qui rend la taille des anciennes cannes essentielle pour laisser place aux nouvelles, garantissant ainsi une production pérenne. En effet, les buissons de myrtilles, s’ils sont bien entretenus, peuvent vivre pendant plusieurs décennies.
Consommer des myrtilles peut offrir de nombreux bienfaits pour la santé. Elles constituent une bonne source de vitamines C et K ainsi que de fibres alimentaires. Par ailleurs, comme d’autres fruits et légumes de couleur bleue ou rouge, elles sont riches en antioxydants.
L’un des antioxydants présents dans les myrtilles est l’anthocyanine, un flavonoïde responsable de leur pigmentation bleue. Les antioxydants protègent l’organisme des radicaux libres, ces molécules instables pouvant endommager les cellules et contribuer à des maladies. Des recherches suggèrent également que les myrtilles sont bénéfiques pour maintenir la mémoire et les fonctions cognitives.
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Bon à savoir
- Les myrtilles sont souvent utilisées dans les desserts, les confitures et les smoothies.
- Pour maximiser les bienfaits, il est conseillé de consommer des myrtilles fraîches ou congelées sans ajout de sucre.
- Les variétés sauvages peuvent avoir un goût plus prononcé que les variétés cultivées.
Pour conclure, les myrtilles, tout en étant savoureuses, représentent une option saine et bénéfique pour notre régime alimentaire. Elles soulèvent également des questions fascinantes sur notre rapport à la nature et à l’agriculture durable. Quel rôle devrions-nous jouer pour soutenir la culture locale de ces fruits nutritifs ?