mer. Juin 24th, 2026

Nico Hülkenberg a quitté Bakou sans le moindre point au championnat. Sur le circuit urbain de la capitale azerbaïdjanaise, le pilote allemand a dû faire face à plusieurs difficultés. Dès le départ, il a été impliqué dans un accrochage avec Esteban Ocon.

Les ennuis ont commencé pour Hülkenberg bien avant le départ du Grand Prix. Lors des qualifications, le pilote expérimenté de l’écurie Sauber a souffert de blocages au niveau des roues avant. Une erreur au freinage dans le virage 4 l’a projeté contre un mur, brisant l’aileron avant de sa monoplace et anéantissant ses chances d’accéder à la deuxième phase des qualifs. Il s’est ainsi élancé depuis la 17e position.

Dès le premier tour de course, une collision non désirée s’est produite avec la Haas d’Esteban Ocon. Les deux pilotes ont pu continuer sans abandon, et dès la relance, Hülkenberg a réalisé une belle manœuvre dans le virage 3, doublant simultanément Pierre Gasly et Oliver Bearman.

Ce fut cependant le seul moment fort d’un Grand Prix globalement frustrant pour le pilote de 38 ans, qui a finalement terminé à la 16e place. Il a toutefois tenu à relativiser la collision avec Ocon, ne la considérant pas comme la cause principale de sa performance modeste : « Non, je ne pense pas que l’un ou l’autre ait été endommagé par cet accrochage. Ça fait partie du jeu en début de course, même si ce n’était pas ma meilleure sortie. »

« J’ai perdu deux ou trois places au départ, mais j’ai réussi à en récupérer deux dès la relance. C’était un bon moment, ce doublé dans le virage 3 m’a fait plaisir », a-t-il ajouté avec un large sourire.

Après la manœuvre, Hülkenberg s’est retrouvé coincé dans le trafic, perdant un temps précieux. « J’ai beaucoup perdu à ce moment-là. Il n’y a pas eu de voiture de sécurité pour nous aider. Du coup, j’ai dû passer par les stands, ce qui m’a fait reculer encore plus loin. À la fin, la vitesse était correcte, mais les dégâts avaient déjà été faits lors des qualifications et au début de la course. »

Le pilote, dixième au classement provisoire du championnat, a assuré qu’il tirerait les leçons de ces erreurs : « Je vais simplement essayer de rester plus propre la prochaine fois. » Avec la prochaine épreuve de Singapour, un circuit nocturne aux nombreuses courbes lentes, il se montre confiant : « Ce tracé devrait mieux correspondre à notre voiture. »

Résultats du Grand Prix d’Azerbaïdjan – Circuit urbain de Bakou

01. Max Verstappen (Pays-Bas), Red Bull Racing, 1:33:26,408
02. George Russell (GB), Mercedes, +14,609 sec
03. Carlos Sainz (Espagne), Williams, +19,199
04. Kimi Antonelli (Italie), Mercedes, +21,760
05. Liam Lawson (Nouvelle-Zélande), Racing Bulls, +33,290
06. Yuki Tsunoda (Japon), Red Bull Racing, +33,808
07. Lando Norris (GB), McLaren, +34,227
08. Lewis Hamilton (GB), Ferrari, +36,310
09. Charles Leclerc (Monaco), Ferrari, +36,774
10. Isack Hadjar (France), Racing Bulls, +38,982
11. Gabriel Bortoleto (Brésil), Sauber, +67,606
12. Oliver Bearman (GB), Haas, +68,262
13. Alex Albon (Thaïlande), Williams, +72,870
14. Esteban Ocon (France), Haas, +77,580
15. Fernando Alonso (Espagne), Aston Martin, +78,707
16. Nico Hülkenberg (Allemagne), Sauber, +80,237

Classement provisoire du championnat (après 17 des 24 Grands Prix et 3 sur 6 Sprints)

Pilotes :
01. Oscar Piastri – 324 points
02. Lando Norris – 299
03. Max Verstappen – 255
04. George Russell – 212
05. Charles Leclerc – 165
10. Nico Hülkenberg – 37

Classement Constructeurs

01. McLaren – 623 points
02. Mercedes – 290
03. Ferrari – 286
04. Red Bull Racing – 272
05. Williams – 101
08. Sauber – 55

Points à retenir

  • Nico Hülkenberg a rencontré des difficultés dès les qualifications, compromettant ses chances de scorer des points à Bakou.
  • Une touchette avec Esteban Ocon en début de course a marqué la première phase de son Grand Prix, mais sans dommage mécanique notable.
  • Malgré une belle double dépassement après la relance, son Grand Prix est resté frustrant avec une 16e place au final.
  • Les pertes de temps dans le trafic et un passage par les stands ont pénalisé sa remontée.
  • Hülkenberg entend tirer profit de cette expérience et se montre optimiste pour le tracé plus lent de Singapour.

Au-delà de la performance individuelle, ce Grand Prix souligne une fois encore combien la course à la régularité et à la gestion des aléas est impitoyable. La ténacité de pilotes comme Hülkenberg, qui malgré le contexte complexe, tentent de trouver des points positifs, reflète parfaitement l’esprit combatif de la Formule 1 moderne. Quant à moi, je me demande parfois si ce n’est pas un peu comme dans la vie : on rate un virage, on se retrouve dans le mur, mais au fond, le meilleur est de savoir sourire en dépannant la voiture. Une philosophie à retenir, non ?


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