Deux victoires consécutives de Max Verstappen, à Monza puis à Bakou, ont relancé le suspense dans un championnat du monde de F1 qui semblait presque plié en faveur de McLaren et d’Oscar Piastri. L’Australien mène toujours avec 324 points, devant son coéquipier Lando Norris (299) et Max Verstappen (255), soit un écart de 69 points. Avec 199 points encore à distribuer cette saison, tout reste possible. Chez Red Bull à Milton Keynes, on sait que la tâche est ardue, tandis que McLaren à Woking ne peut se permettre de baisser la garde. Le quadruple champion du monde est toujours aux aguets.
Même si Verstappen lui-même a tempéré l’euphorie après Bakou, Red Bull prévient : « Nous ne ménagerons aucun effort en 2025 », explique Laurent Mekies, directeur de l’équipe. Arrivé en cours de saison pour remplacer Chris Horner, le Français semble avoir apaisé les tensions internes qui agitaient le team sous la direction britannique. Désormais, tout le monde a un objectif clair : se concentrer sur la compétition et remettre la Red Bull en position de lutter pour la victoire, du moins celle de Max Verstappen. Depuis le départ de Sergio Pérez, Max n’a plus de coéquipier aussi solide ; il se débrouille seul sur la piste, prêt à défier les deux pilotes McLaren.
« Cette victoire repose sur une véritable démonstration de Max en qualifications samedi. On ignorait quel serait le rythme en course, car personne n’avait fait de longs relais la veille, mais il a creusé l’écart à chaque tour, réalisant un nouveau Grand Chelem — pole position, course menée de bout en bout et meilleur tour », détaille Mekies à propos de la course à Bakou. « Il n’y a pas de recette miracle, mais personne n’a abandonné l’idée de comprendre pourquoi nous peinions à atteindre nos objectifs. Le travail de Max et Yuki avec toute l’équipe commence à porter ses fruits et nous avons pu revenir au contact, au moins à Monza et Bakou », ajoute-t-il, résumant les efforts pour redresser la barre chez Red Bull.
Grâce à cela, Max Verstappen renouvelle ses succès, offrant une ouverture inattendue à une saison qui semblait déjà tournée vers 2026. Mekies reste convaincu que la bataille n’est pas terminée : « Nous cherchons à apprendre toujours plus, à mieux comprendre les réglages, car même si la réglementation de 2026 sera totalement nouvelle, il reste beaucoup à tirer de cette année. » Red Bull ne néglige pas non plus la lutte au championnat des constructeurs, engagée face à Ferrari et Mercedes. Quant à McLaren, si elle tient le haut du classement, il faut reconnaître que Max Verstappen, en solitaire, peut rivaliser avec le duo Piastri-Norris.
Prochaine étape : Singapour, un circuit urbain très différent de Monza ou Bakou, qui sont des tracés à faible appui. Le street circuit de Marina Bay a vu Red Bull l’emporter à quatre reprises : en 2011, 2012, 2013 et 2022. Curieusement, Verstappen n’y a encore jamais gagné. Les trois premières victoires reviennent à Sebastian Vettel, la dernière à Sergio Pérez. « Nous verrons comment nous nous en sortirons sur d’autres circuits. J’espère continuer sur cette dynamique, mais pour l’instant, nous profitons du moment », confie le Néerlandais à propos de la prochaine course. Sur sa forme actuelle, il ajoute : « Je suis très content de ce que nous faisons, la relation avec l’équipe est excellente, et quand la voiture fonctionne bien, tout s’enchaîne. »
Il faut préciser que Max compte déjà quatre victoires cette saison, sans pour autant disposer de la voiture la plus dominante — Norris en compte cinq, Piastri sept. Les chiffres laissent donc présager une lutte serrée jusqu’à la fin, et le ressenti le confirme.
Points à retenir
- Max Verstappen revient fort après ses succès à Monza et Bakou, relançant ainsi le championnat.
- Oscar Piastri conserve l’avantage en tête du classement pilotes, mais la marge reste fragile.
- Chez Red Bull, l’arrivée de Laurent Mekies a apporté plus de sérénité et un focus accru sur la performance.
- Singapour marque un véritable défi pour Red Bull et Verstappen, sur un circuit très différent des récents tracés.
- La saison 2024 reste intense, avec une belle bagarre entre Red Bull, McLaren, Ferrari et Mercedes, tant pour les pilotes que pour le championnat des constructeurs.
- Malgré un matériel parfois inférieur, la ténacité et le talent de Verstappen peuvent bouleverser les pronostics.
- Les enseignements de cette année seront précieux pour la réglementation majeure attendue en 2026.
En somme, le suspense reste entier et les stratégies de Red Bull pourraient bien redistribuer les cartes. Entre calculs tactiques et rivalités sur la piste, la F1 nous offre toujours une course pleine de rebondissements. Et puis, avouons-le, observer Max Verstappen jouer en solo contre deux pilotes McLaren, c’est un peu comme voir un chef d’orchestre à trois baguettes : impressionnant, un brin chaotique, mais impossible à ne pas admirer. Voyons voir s’il parviendra à garder ce rythme, ou si cette partition finira en fausses notes…
