Pierre Gasly a qualifié le Grand Prix d’Azerbaïdjan de véritable « cauchemar » pour Alpine, reconnaissant que l’écurie française n’avait « aucune chance » face au manque de performance observé tout au long du week-end.
Depuis le Grand Prix de Belgique en juillet, Alpine peine à marquer des points, et le rendez-vous de Bakou n’a pas fait exception. L’équipe basée à Enstone avait tenté une stratégie audacieuse en divisant ses choix pneumatiques : Gasly partait en pneus durs tandis que Franco Colapinto optait pour des tendres. Malheureusement, ce pari ne leur a pas permis de progresser, les pilotes terminant respectivement 18e et 19e.
Au terme de la course, Gasly a résumé la situation d’un ton fataliste : « Nous n’avons tout simplement pas de rythme ici. »
En regardant vers l’avenir, notamment la préparation pour la saison 2026, le Français a souligné l’importance de comprendre pourquoi la monoplace A525 a particulièrement souffert sur le circuit urbain de Bakou.
« Les voitures seront très différentes, je pense. Je suis certain que nous pouvons tirer des enseignements, car clairement, nos performances ont été décevantes ce week-end, alors que sur d’autres circuits, nous avons été un peu plus compétitifs. »
« Ce week-end, nous n’avions absolument aucune chance, il y a donc un problème fondamental à résoudre sur ce circuit, et il est essentiel d’en tirer les leçons. »
« Je dois avouer que c’est plutôt douloureux. Pour tout le monde. Mais il faut garder la tête froide, travailler ensemble, et chercher des solutions pour progresser dès la prochaine course. »
La traversée du désert a aussi été compliquée pour Franco Colapinto, victime d’un accident lors des qualifications samedi. Parti en 16e position, l’Argentin a vu son après-midi compliquée par une collision avec Alex Albon, sanctionnée par une pénalité de 10 secondes infligée au pilote Williams.
« Cette journée a été difficile, admet Colapinto. Nous n’avions pas du tout le rythme aujourd’hui. J’ai perdu beaucoup de temps lors du contact avec Alex, environ 12 secondes, puis une aile avant cassée a causé un sous-virage important et un talonnage. »
« Ce fut compliqué, mais le problème principal reste notre manque de vitesse. Nous devons continuer à travailler et nous améliorer. »
Le jeune pilote de 22 ans promet de tirer les leçons pour aborder le Grand Prix de Singapour, qui se tiendra du 3 au 5 octobre.
Points à retenir
- Alpine s’enlise dans une période sans points depuis plusieurs courses, malgré des tentatives stratégiques variées.
- Le circuit urbain de Bakou semble particulièrement défavorable à la monoplace A525, mettant en lumière des faiblesses spécifiques à analyser.
- Les deux pilotes ont souffert, que ce soit par manque de rythme ou à cause d’incidents en course, accentuant la nécessité de progresser collectivement.
- Les prochains rendez-vous, notamment à Singapour, seront cruciaux pour évaluer les avancées d’Alpine et leur capacité à retrouver de la compétitivité.
- La saison 2026, avec l’arrivée de nouvelles réglementations, est déjà dans les esprits comme un objectif pour rebondir.
Il est clair que l’écurie française traverse une zone de turbulence assez sérieuse. Laissons-leur peut-être un peu de temps pour remettre la machine en ordre — après tout, même une montre arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour, non ? Voilà qui nous rappelle qu’en Formule 1, patience et persévérance sont souvent aussi indispensables que la vitesse. Reste à voir si Alpine saura trouver ce fragile équilibre avant que les critiques ne passent la cinquième vitesse.
