jeu. Juin 25th, 2026

Une semaine seulement après son triomphe au Grand Prix d’Italie à Monza, Max Verstappen reprendra le volant, bien qu’aucune course de Formule 1 ne soit programmée. Le pilote Red Bull va réaliser un rêve de longue date en participant à une étape officielle de la Nurburgring Endurance Series (NLS) dans les Monts Eifel.

Helmut Marko, conseiller sportif influent de Red Bull, avait pourtant expliqué en Italie que Verstappen était tellement concentré sur la Formule 1 qu’« il ne parlait même pas de GT ». Pourtant, ce week-end, le circuit légendaire de Nurburgring Nordschleife accueillera les manches 7 et 8 de la NLS, respectivement la ADAC-ACAS Cup et la 64e ADAC Reinoldus Endurance Race, chacune d’une durée de quatre heures, et Verstappen prévoit d’y prendre part.

Marko a confirmé à Autosport la participation de Verstappen au Nurburgring. Le Néerlandais a obtenu l’accord contractuel de Red Bull pour ce weekend, mais pour pouvoir courir, il doit encore remplir quelques formalités administratives.

Courir dans un événement NLS nécessite une licence officielle délivrée par la Fédération allemande du sport automobile (DMSB). Pour obtenir la fameuse DMSB Permit Nordschleife (DPN), Verstappen devra suivre un stage théorique ce vendredi.

Norbert Haug, ancien directeur du sport automobile chez Mercedes, estimait récemment qu’il était « absurde que Max Verstappen doive obtenir un permis Nordschleife pour pouvoir y courir ». Il suggérait d’instaurer une règle dispensant ce besoin aux pilotes quadruples champions du monde, un clin d’œil aux titres du Hollandais.

Cette règle improbable garantit une certaine rigueur dans l’obtention des permis, comme le rappelait l’affaire Valentino Rossi qui avait dû renoncer à participer aux 24 Heures du Nurburgring faute d’exemption aux règles strictes de la DMSB.

En possédant une licence internationale, un simple passage par une formation de l’Académie DMSB, suivie d’un examen, suffira à Verstappen.

Max Verstappen, Red Bull Racing
Max Verstappen sous les couleurs Red Bull.
Photo : Marco Bertorello / AFP via Getty Images

Une fois l’examen réussi, il recevra le permis B, lui permettant de piloter une voiture de catégorie B – selon auto motor und sport, il s’agirait d’une Porsche Cayman GT4 CS alignée par l’équipe Lionspeed. Deux de ses amis, Chris Lulham et Thierry Vermeulen, ont obtenu leur permis Nordschleife de la même manière.

Pour décrocher le permis A, Verstappen devra, selon le règlement DMSB, enregistrer « au moins deux résultats classés en course », totalisant un minimum de 14 tours de course. Théoriquement, cela signifie qu’il devra participer à une deuxième course dimanche sur la même Porsche Cayman GT4 CS pour accéder à la catégorie la plus haute du NLS.

Cependant, un seul engagement le samedi pourrait suffire pour qu’il soit autorisé à courir dimanche au volant de la Ferrari 296 GT3 de l’équipe suisse Emil Frey Racing, ce qui constitue son véritable objectif. En effet, le règlement DMSB prévoit une « évaluation individuelle par le panel décisionnel DPN », notamment si un pilote inscrit surclassement deux voitures lors d’une même course.

Pour un pilote classé Platinum à la FIA comme Verstappen, cette double inscription pourrait valoir validation directe pour le permis A.

Une autre certitude : toutes ses voitures arboreront le logo Red Bull. Toutefois, les frais ne seront pas pris en charge par l’équipe Red Bull Racing, mais par Red Bull GmbH à Fuschl, ce qui conforte la liberté qu’a Verstappen de courir hors de la Formule 1, un facteur clé dans sa décision de rester fidèle à Red Bull.

Helmut Marko ne craint pas que Verstappen prenne des risques inutiles : « À une période où notre voiture de F1 ne fonctionnait pas correctement, sa motivation était importante. Cela a été une distraction bénéfique pour son bien-être », a-t-il déclaré avant le grand rendez-vous du pilote au Nurburgring.

Ce week-end permettra sans doute aussi de clore les débats sur le fameux record non officiel réalisé en mai, avec des rumeurs autour de la Balance de Performance (BoP). Face aux pilotes d’endurance expérimentés, tout le monde jouera selon des règles strictes et équitables.

Enfin, Verstappen ne courra pas sous un pseudonyme – comme certains le font – mais sous son vrai nom, comme l’exigent les règles de licence officielles.

Les passionnés pourront suivre ses performances sur Motorsport.tv ce week-end.

Points à retenir

  • Max Verstappen participe à une épreuve en endurance sur le circuit du Nurburgring, un terrain bien différent de la Formule 1.
  • Pour courir, il doit obtenir une licence spécifique DMSB Nordschleife, une formalité qu’il accomplira ce vendredi.
  • Le pilote roulera initialement sur une Porsche Cayman GT4 CS, avec l’ambition d’évoluer ensuite sur une Ferrari 296 GT3.
  • Son statut de quadruple champion du monde lui offre des facilités dans l’obtention de la licence, un point reconnu par des experts comme Norbert Haug.
  • L’opportunité de courir au Nurburgring est un avantage apprécié dans le contrat avec Red Bull, lui assurant une liberté sportive plus large.
  • Sa participation permettra également de mesurer ses performances en conditions réelles, loin des polémiques sur les essais privés ou records non homologués.

En fin de compte, ce passage en dehors du monde aseptisé de la Formule 1 pourrait révéler une autre facette de Verstappen, ce pilote hyper concentré – ou au contraire, un aventurier du bitume qui cherche encore à se surprendre. Et qui sait, peut-être que ce sera l’occasion pour lui de rappeler discrètement à ses détracteurs : on ne devient pas champion du monde en étant juste bon sur les circuits à sens unique. Parce qu’après tout, si on ne peut même plus aller s’amuser à faire des tours de piste en dehors du championnat, il faudra bientôt une licence spéciale juste pour faire du karting dans son jardin. Mais bon, laissons les bureaucrates réfléchir à ça pendant qu’on profite du spectacle !


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