Après que le fondateur et PDG de PhonePe, Sameer Nigam, a rassuré les consommateurs sur le maintien de la gratuité des paiements UPI, le chef de Razorpay, Harshil Mathur, a également exprimé son soutien en faveur de cette gratuité pour les utilisateurs.
Cette clarification survient après le passage par la Lok Sabha du projet de loi sur la fiscalité et d’autres lois (Amendement) 2026, qui permet au gouvernement de rétablir des frais de taux de remise sur les commerçants (MDR) sur les transactions UPI. Cette mesure a soulevé des interrogations quant à la possibilité que les consommateurs soient finalement facturés pour l’utilisation d’UPI.
Les acteurs de l’industrie se prononcent sur la gratuité des paiements UPI
Bien que le cofondateur de Razorpay ait affirmé que l’UPI devait rester gratuit pour les consommateurs, il a également insisté sur la nécessité d’un écosystème durable qui protège les petits commerçants tout en soutenant l’infrastructure numérique.
Dans un message publié sur la plateforme sociale X (anciennement Twitter) samedi, Mathur a déclaré : « Le principe est simple : gratuit pour les consommateurs. Protégé pour les petits commerçants. Durable pour l’écosystème. »
Il a également fait remarquer que l’écosystème des paiements numériques avait besoin d’un modèle durable pour continuer d’investir dans la fiabilité, la sécurité et l’innovation, sinon le système se détériorera avec le temps, nuisant à tous.
« Parce que la meilleure infrastructure numérique publique est celle qui ne cesse de s’améliorer ! » a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, le PDG de PhonePe a également confirmé que les utilisateurs ne seraient pas facturés pour utiliser la plateforme de paiements numériques.
« Les consommateurs ne seront PAS CHARGÉS pour effectuer des paiements UPI, » a déclaré Nigam sur X (anciennement Twitter).
Qui supportera les frais des transactions UPI ?
Les commentaires des deux dirigeants sont intervenus peu après que le Conseil des paiements de l’Inde (PCI) ait clarifié que les paiements UPI resteraient gratuits pour les consommateurs et que les petits commerçants ne seraient pas soumis aux frais MDR pour accepter les paiements UPI.
« Les frais de service des commerçants, le cas échéant, sont des arrangements commerciaux entre commerçants et prestataires de services de paiement. Cela ne signifie pas que les consommateurs paient pour utiliser les paiements numériques, » a déclaré le PCI sur X.
Le PCI a précisé que tout frais éventuel serait imposé aux commerçants dans le cadre d’arrangements commerciaux avec les prestataires de services de paiement.
Le gouvernement gère également un programme d’incitation par lequel les banques sont remboursées pour les transactions UPI de faible valeur effectuées auprès de petits commerçants, contribuant ainsi à compenser en partie le coût de traitement de ces paiements.
Qu’est-ce que le projet de loi MDR ?
Le projet de loi MDR, introduit par la ministre des Finances de l’Union, Nirmala Sitharaman, et adopté par vote à main levée sans discussion, vise à modifier trois lois, dont la Loi sur les systèmes de paiement et de règlement de 2007, la Loi sur l’impôt sur le revenu de 2025 et la Loi de Finance de 2026.
Ce projet de loi ouvre la voie à l’État pour imposer un MDR sur certains modes de paiement électronique, avec un MDR potentiel de 0,25 % à 0,4 % sur les transactions UPI orientées vers les entreprises au-delà de ₹2,000. Cependant, cette démarche ne touchera pas les paiements de personne à personne, selon le gouvernement.
Points à retenir
- La gratuité des paiements UPI est soutenue par des leaders d’opinion du secteur, notamment PhonePe et Razorpay.
- Le projet de loi sur le MDR a été adopté rapidement et pourrait changer le paysage des frais relatifs aux transactions numériques.
- Les petits commerçants continuent de bénéficier de la gratuité des paiements UPI, préservant ainsi leur capacité d’accès au marché.
- Le Conseil des paiements de l’Inde s’efforce de clarifier la situation des coûts pour les consommateurs.
- Le gouvernement a mis en place des programmes visant à soutenir les banques dans le traitement des paiements UPI de faible valeur.
En réfléchissant à cette situation, je me demande : comment créer un équilibre entre la gratuité pour les consommateurs et la viabilité économique pour les prestataires de services ? Le débat sur ce sujet est loin d’être clos et mérite notre attention collective.
