Ducati a terminé la première course de MotoGP en Thaïlande à la troisième place du classement des constructeurs, un résultat décevant, le plus bas depuis 2014 après cette première épreuve.
Cependant, cette position peut s’avérer trompeuse, car Marc Marquez, le pilote phare, était en passe de récolter des points importants avant qu’une défaillance de la jante sur sa Ducati Desmosedici GP26 ne vienne compromettre ses ambitions.
Un an après avoir réalisé un triplé lors de cette même course, Ducati ne semblait plus être le choix évident pour le meilleur bolide sur le circuit de Buriram.
Quelle est donc la réelle inquiétude de Ducati ? Voici trois questions pour y voir plus clair.
Les problèmes viennent-ils des pneus ?
Plusieurs pilotes Ducati étaient déjà conscients que le week-end pourrait être compliqué, pointant du doigt la carcasse de pneu renforcée utilisée par Michelin en Thaïlande.
Cela avait déjà causé une baisse de performance l’année dernière à Mandalika, où seul Fermin Aldeguer – absent ce week-end en raison d’une blessure – avait su l’exploiter.
Alex Marquez a exprimé ses préoccupations : « J’espère qu’il s’agira d’une situation atypique cette saison. En Indonésie, nous avions des sentiments similaires, et la même carcasse de pneus. Nous avons besoin de travailler, sans céder à la panique. Les autres ont progressé, ce qui nous place davantage à la limite et génère des soucis. Je ne parviens pas à tourner la moto comme je le souhaite, ce qui entraîne beaucoup de problèmes. »
Pecco Bagnaia, cependant, refuse de croire qu’il existe un déséquilibre fondamental entre le pneu renforcé et sa Ducati : « Ce n’est pas vrai. Cette piste est habituellement très bonne pour nous. Nous avons toujours gagné ici. Pour une raison inconnue, c’était plus difficile cette fois-ci. »
Aprilia est-elle vraiment si performante ?
Pedro Acosta mène le classement après Buriram, mais il n’est probablement pas la plus grande source d’inquiétude pour Ducati.
Ce futur pilote annoncé chez Ducati pour 2027 a montré un niveau élevé tout au long du week-end, bien que cela ne soit pas nécessairement soutenable sur une saison de 24 courses.
Il semblerait que toute la gamme Aprilia ait un léger avantage sur Ducati, et seul Jorge Martin, encore en phase de récupération, a empêché une démonstration plus marquante des motos RS-GP.
D’autres pilotes peuvent-ils relever le défi ?
Un incident malheureux a coûté cher à Ducati, qui aurait pu sortir de Buriram avec une meilleure position. Il est cependant préoccupant de se reposer tant sur un pilote de 33 ans revenant d’une lourde blessure.
Parmi les autres pilotes, Fabio Di Giannantonio a honoré sa mission, même si les résultats ne reflètent pas sa performance. Il s’est classé comme le deuxième meilleur pilote Ducati, mais a été mêlé à un incident et a rencontré un problème technique le dimanche.
Alex Marquez, Bagnaia et Franco Morbidelli ont moins brillé, et la performance de Bagnaia suscite des inquiétudes, sa rapidité étant visiblement en déclin par rapport à ses coéquipiers.
Points à retenir
- Ducati se positionne en troisième place après la première course, son plus bas classement depuis 2014.
- Des soucis de pneus renforcés pourraient affecter les performances des pilotes Ducati.
- La forte performance d’Aprilia pose question sur l’avantage compétitif de Ducati.
- Une dépendance excessive sur un pilote revenant d’une blessure pourrait poser problème pour l’équipe.
En somme, la situation actuelle de Ducati soulève des interrogations quant à sa stratégie et sa résilience face à la compétition. En tant que passionné de MotoGP, il est fascinant de voir comment chaque course peut redéfinir les dynamiques en jeu, et cela nous pousse à réfléchir sur les ajustements nécessaires pour retrouver le sommet. Que nous réserve la suite de cette saison ?