Le groupe Sony pourrait bientôt jouer un rôle clé dans la création d’une plateforme mondiale dédiée aux mangas. D’après Boichi, l’illustrateur de « Dr. STONE », la société serait actuellement considérée comme le favori pour un projet ambitieux soutenu par le gouvernement japonais. Cependant, aucune confirmation officielle n’a encore été communiquée. Résumons la situation.
Sony en tête de liste
En novembre 2025, le gouvernement japonais annonçait son intention de collaborer avec des acteurs du secteur et des chercheurs pour établir une plateforme mondiale de mangas, intégrant des traductions assistées par intelligence artificielle.
L’objectif est de toucher directement les lecteurs internationaux via un canal de distribution officiel et d’augmenter les revenus pour les éditeurs et créateurs japonais.
Sur son compte X, Boichi a révélé que des sources proches du secteur lui ont confié que Sony devrait prendre en charge le développement de cette plateforme. Toutefois, il a souligné que ces informations doivent encore être prises avec précaution en l’absence de confirmation officielle.
Si ce bruit de couloir se révèle vrai, cela s’inscrirait bien dans la stratégie d’expansion que Sony a suivie ces dernières années, avec des investissements croissants dans l’animation, le manga et les jeux vidéo.
La société possède déjà Crunchyroll, l’un des plus grands services de streaming d’animation au monde, et a lancé en 2023 « Comic Rolly », une plateforme dédiée aux mangas numériques et aux webtoons.

Le gouvernement cherche à renforcer ses revenus
Le marché des mangas à l’international est historiquement en forte croissance, atteignant environ 320 milliards de yen (environ 1,74 milliard d’euros) en 2022, selon un rapport du Yomiuri Shimbun.
Cependant, les éditeurs japonais et les détenteurs de droits n’ont perçu qu’environ 25,6 milliards de yen (environ 139 millions d’euros) sous forme de revenus de licences. Cette situation déséquilibrée doit être corrigée avec la mise en place de la plateforme centrale prévue.
Un service officiel et mondial issu du Japon viserait à faciliter l’accès aux mangas pour les fans internationaux, à garantir davantage de revenus localement, et à lutter contre la piraterie. Ainsi, les lecteurs n’auraient plus à naviguer entre différentes plateformes ou à se contenter d’offres régionales limitées.
Boichi perçoit un grand potentiel dans ce projet. Si la plateforme parvient à se faire une place sur la scène mondiale, il estime qu’elle pourrait représenter un tournant majeur dans l’histoire des mangas et des comics.
Cependant, il a également prévenu contre une utilisation inefficace des fonds publics, plaidant pour un partenaire expérimenté et économiquement viable.
Points à retenir
- Sony est en position de réaliser un projet gouvernemental pour créer une plateforme mondiale de mangas.
- La collaboration vise à mettre en avant les mangas via une distribution officielle.
- Le projet pourrait permettre un meilleur retour économique pour les créateurs et les éditeurs japonais.
- Le marché international des mangas a un potentiel de croissance significatif, mais requiert des ajustements structurels.
- Boichi rappelle l’importance d’une gestion efficace des fonds investis.
En somme, la création d’une plateforme mondiale de mangas pourrait permettre d’ériger une nouvelle ère pour l’accès aux œuvres japonaises. En tant qu’amateur de culture manga, je me demande comment un tel projet pourrait transformer notre manière de découvrir et de consommer ces récits emblématiques. Une révolution à l’horizon ?
