UCOM MHE 19-09-2025.- Le ministre des Hydrocarbures et de l’Énergie, Alejandro Gallardo, a souligné la nécessité de moderniser le système B-SISA, qu’il juge vulnérable et limitant pour la supervision. Il a proposé l’acquisition d’une technologie plus avancée, qui assurerait une sécurité renforcée et des contrôles plus efficaces lors de la vente de carburants.
« À mon arrivée en tant que ministre, j’ai effectué une évaluation, et il m’est apparu que le système B-SISA n’est pas optimal. Il ne répond pas aux exigences de sécurité et a été compromis de multiples façons. L’idéal serait de planifier l’achat d’un nouveau système, plus moderne, offrant une sécurité accrue dans la procédure de vérification et permettant à l’ANH d’effectuer des contrôles plus efficaces », a-t-il indiqué.
En attendant la mise en œuvre de cette planification, Gallardo a précisé que des améliorations avaient été apportées au système actuel, notamment l’introduction de dispositifs de lecture acquis par YPFB pour certaines stations-service. Ces appareils permettent de vérifier la rosette et d’éviter la duplication des charges ou l’entrée manuelle des plaques. « Actuellement, des équipes de YPFB et de l’ANH utilisent ces dispositifs de manière aléatoire pour détecter des irrégularités, ce qui a permis d’améliorer les contrôles et de renforcer les algorithmes du système B-SISA », a-t-il ajouté.
Le ministre a également tiré la sonnette d’alarme sur la présence de véhicules non immatriculés, appelés « chutos », qui usurpent des plaques pour se procurer des carburants. « On estime qu’il y a environ 500 000 de ces véhicules dans le pays. Avec la promesse de légalisation d’un candidat, ce nombre pourrait même augmenter », a-t-il averti.
Concernant l’approvisionnement en carburant, Gallardo a expliqué que le processus s’effectue via des contrats avec des fournisseurs internationaux, une logistique d’importation et de transport vers les dépôts, où l’autonomie du pays est mesurée. « Nous gérons en moyenne entre deux et cinq jours de stock par produit, mais avec un réapprovisionnement continu. C’est un flux constant d’environ 400 camions-citernes par jour, ce qui requiert une précision de fonctionnement, comme un horloger, pour éviter des discontinuités dans les livraisons », a-t-il précisé.
Pour lutter contre les détournements, il a rappelé que des travaux sont en cours pour réglementer l’utilisation de bidons par le biais du Décret Suprême 5400, actuellement suspendu en raison de négociations avec le secteur du transport, et que des algorithmes de contrôle sont appliqués pour détecter les plaques falsifiées ou les usages inadéquats. « Si un véhicule apparaît en train de charger dans deux départements différents dans un intervalle de temps impossible, le système bloque automatiquement l’accès jusqu’à ce que le propriétaire prouve la légitimité des documents », a-t-il expliqué.
Points à retenir
- Le système B-SISA présente des faiblesses susceptibles d’affecter le contrôle de la vente de carburants.
- Des améliorations temporaires ont été mises en œuvre tandis qu’un nouveau système est envisagé.
- La réglementation des bidons est en discussion pour éviter les abus et garantir une meilleure gestion des ressources.
- La gestion du carburant dépend d’une logistique précise et efficace, avec un besoin constant de réapprovisionnement.
- Les algorithmes de détection jouent un rôle crucial dans la prévention des fraudes et des détournements.
Au-delà des enjeux de modernisation technologique, cet article soulève des questions pertinentes sur la sécurité, l’efficacité et la transparence dans la gestion des ressources énergétiques. De quelle manière les innovations peuvent-elles transformer ce secteur crucial pour l’économie nationale? Quelles autres mesures pourraient être envisagées pour optimiser la traçabilité et garantir une distribution équitable? Ces réflexions méritent d’être approfondies dans le débat public.
