Un nouveau conflit oppose les associations de la Guardia Civil au ministre Fernando Grande-Marlaska concernant les véhicules attribués par le Ministère de l’Intérieur. Cette fois-ci, le point de discorde concerne le Seprona (Service de Protection de la Nature). La polémique se concentre sur des véhicules tout-terrain récemment acquis, que l’association JUCIL estime inadaptés, affirmant qu’ils rencontrent des difficultés même pour franchir des dénivelés modérés ou circuler sur des chemins de terre basiques.
JUCIL a exprimé ses préoccupations concernant l’inadéquation des nouveaux véhicules qui sont attribués à diverses unités du Seprona pour le bon déroulement de leurs missions. Selon des retours d’agents sur le terrain, certaines unités reçoivent des Ford Kuga hybrides non rechargeables, qualifiés de 4×4, mais qui, en réalité, présentent des limites majeures pour évoluer dans des environnements ruraux et forestiers.
Les membres de JUCIL rapportent que « ce modèle a du mal à surmonter des dénivelés modérés et à circuler sur des chemins de terre simples, perdant de la traction sur des terrains où un véhicule tout-terrain devrait normalement fonctionner. » Ces restrictions diminuent considérablement la capacité de patrouille réelle dans les zones boisées et d’accès forestier. « Cette situation est particulièrement alarmante dans les secteurs où la majorité du territoire est rural ou forestier. Dans certains cas, les agents estiment que jusqu’à 70% de leur zone de service est composée de terrain montagnard, ce qui signifie qu’avec ce type de véhicules, ils ne peuvent patrouiller efficacement qu’une très petite partie de leur secteur, » ajoutent les membres de cette association.
JUCIL souligne que « le Seprona a des missions qui nécessitent des véhicules adaptés à l’environnement naturel, tels que l’accès aux chemins forestiers, l’intervention en cas d’incendie, la surveillance des décharges illégales, le contrôle du braconnage et les interventions dans des zones difficiles d’accès. Pour ces missions, il est essentiel de disposer de véhicules véritablement tout-terrain, avec un bon dégagement au sol et des systèmes de traction conçus pour le travail sur le terrain. »
L’association insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une question de confort, mais de « l’opérabilité et de la sécurité dans le service. » Lorsque les véhicules ne peuvent accéder à certaines zones, cela limite leurs capacités de surveillance, de prévention et d’intervention dans l’environnement naturel.
JUCIL demande donc que les ressources matérielles attribuées au Seprona soient réellement adaptées aux caractéristiques du territoire où ils interviennent. Sans des véhicules appropriés, prévient l’association, la protection effective de l’environnement est gravement compromise.
Points à retenir
- Les nouveaux véhicules attribués au Seprona suscitent des inquiétudes quant à leur performance dans des environnements naturels.
- Les Ford Kuga, bien que qualifiés de 4×4, sont jugés peu adaptés pour les missions du Seprona.
- Une majorité des agents estime que jusqu’à 70% des terrains qu’ils doivent couvrir sont montagneux.
- Les missions du Seprona incluent la lutte contre les incendies et le contrôle de la chasse illégale.
- Les limites d’accès de ces véhicules compromettent la sécurité et l’efficacité des interventions sur le terrain.
La question qui se pose ici est celle de l’importance d’une logistique adaptée aux missions des forces de sécurité. Dans un monde où les défis environnementaux croissent, il est essentiel de se doter des moyens adéquats pour garantir la protection de nos ressources naturelles. Lorsqu’on parle de sécurité, il ne s’agit pas seulement de la présence d’agents, mais aussi de leur capacité à intervenir efficacement là où leur action est nécessaire. La réflexion doit donc aller au-delà des simples attributions budgétaires et considérer l’impact sur le terrain. Quelles solutions durables pourrions-nous envisager pour garantir à ces agents les moyens de mener à bien leur mission essentielle ?