Brian Vollmer (Helix) détaille Scrap Metal et sa passion du live
Brian Vollmer, voix emblématique du groupe Helix, est l’invité du podcast Streaming For Vengeance de BraveWords — média qui suit la scène rock avec constance — à l’occasion de la sortie de Scrap Metal, disponible depuis le 23 janvier via Perris Records.
Pour Helix, la tournée n’est jamais une simple formalité : le groupe continue d’écrire et d’enregistrer, tout en restant fidèle à son esthétique rock des années 80. Vollmer le confirme en revenant longuement sur son plaisir d’être sur scène et d’aller à la rencontre du public.
À propos de son engagement, il explique en substance : « Je vois, par les retours des journalistes et des fans, qu’ils sont contents. Je suis fier de cet album — pas seulement de moi, mais de toutes les personnes impliquées. J’aime performer et je n’ai jamais compris les artistes qui renoncent à la scène à cause de l’argent. Je le fais pour les fans. Écrire des chansons, monter sur scène, parler aux gens après le concert : ce sont ces moments qui me donnent de l’énergie. Même si je pourrais me retirer, le plus grand frisson reste d’écrire ou de jouer. Sur scène, je me dis souvent “merci” et je donne tout, comme si c’était la dernière fois. »

Genèse de Scrap Metal
Scrap Metal a démarré comme une idée secondaire avant de devenir un album complet. Vollmer a retrouvé plusieurs titres écrits dans les années 80 mais jamais publiés et a choisi de les achever. Il a également ajouté « Stuck In The 80s », coécrite avec Sean Kelly, qui semble résumer l’esprit du projet.
Pour la production, Vollmer a fait appel à Aaron Murray et au bassiste de Helix, Daryl Gray, tous deux déjà familiers du travail du groupe. Aaron Murray, présenté comme un producteur en phase avec les nouvelles tendances audio, apporte une continuité technique via une lignée de mentors reconnus. Sean Kelly, ainsi que les guitaristes Mark Chichkan et Christopher Julke, ont été impliqués sur l’enregistrement. D’anciens membres comme Kaleb Duck et Brent « The Doctor » Doerner interviennent aussi sur quelques titres. Au fur et à mesure des enregistrements, le groupe a senti qu’il tenait quelque chose d’abouti.
Écouter les morceaux
Vidéos officielles
Composition de l’album
Scrap Metal contient dix titres sur la version principale, mêlant cinq chansons inédites et cinq titres classiques issus d’autres sorties du groupe. L’album conserve l’identité Helix des années 80 tout en proposant des enregistrements récents.
Tracklist :
- Stuck In The 80’s (3:33)
- Fast & Furious (3:40)
- Pretty Poison (3:55)
- Hot Heavy & Wild (3:50)
- Money (Goes With Everything) (3:27)
- Jaws Of The Tiger (3:39)
- Coming Back With Bigger Guns (3:43)
- Danger Zone (4:25)
- Tie Me Down (4:00)
- Closer (3:48)
- The Same Room (4:38)
- The Pusher (4:49)
Crédits de production et musiciens
Production : exécutif Brian Vollmer. Plusieurs titres produits par Daryl Gray & Aaron Murray, d’autres par Danny Broadbeck ou en collaboration. Le mastering a été réalisé par Harry Hess. L’artwork et la vidéo de « Stuck In The 80’s » signés Jay Panaseiko (Studio73 Digital Media).
Membres et contributions : Brian Vollmer (chant), Aaron Murray (batterie programmée), Greg « Fritz » Hinz & Earl Constant (batterie), guitare : Kaleb Duck, Paul Hackman, Brent Doerner, Sean Kelly, Christopher Julke, Mark Chichkan, Daryl Gray.
Points à retenir
- Scrap Metal est sorti le 23 janvier via Perris Records et mélange inédits et morceaux classiques de Helix.
- Le groupe a poursuivi l’écriture et l’enregistrement de nouveaux titres tout en restant fidèle à son style rock des années 80.
- La production réunit Aaron Murray, Daryl Gray et des collaborateurs de longue date, renforçant la continuité avec l’héritage du groupe.
- Plusieurs anciens guitaristes de Helix participent à l’album, ce qui crée un lien direct entre différentes époques du groupe.
- Vollmer insiste sur l’importance du contact avec les fans et sur le rôle vital de la scène dans sa motivation artistique.
En tant que journaliste, je constate que Scrap Metal illustre une démarche partagée par quelques formations historiques : préserver une identité sonore tout en continuant à produire. Cela soulève une question intéressante : quelle place donner aujourd’hui aux groupes de légende — continuer à capitaliser sur le passé ou se réinventer sans trahir ses racines ? Pour ma part, je suis curieux de voir comment ces tensions influencent la réception des nouvelles œuvres et le lien vivant entre artistes et public.
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