mer. Juin 24th, 2026

La première chambre antiterroriste du tribunal de Badr, présidée par le conseiller Mohamed El-Saeed El-Sherbini, a ouvert ce dimanche le procès de 39 prévenus dans l’affaire numéro 580 de l’année 2025, relative aux crimes de la cinquième section pénale, communément désignée sous le nom de « cellule de la monnaie ».

Le procès de la « cellule de la monnaie »

Selon les investigations, entre 2014 et le 15 avril 2020, les quatre premiers accusés auraient dirigé un groupe terroriste dont l’objectif était de perturber l’ordre public, de mettre en danger la sécurité et la stabilité de la société, ainsi que d’entraver l’application de la Constitution et des lois. Ce groupe aurait également cherché à empêcher les institutions de l’État et les autorités publiques d’accomplir leurs missions, tout en portant atteinte aux libertés individuelles et à l’unité nationale.

Le mandat d’inculpation précise que les accusés classés de la cinquième à la quatorzième position, ainsi que ceux de la dix-neuvième à la trente-huitième, ont rejoint ce groupe terroriste en ayant pleinement conscience de ses objectifs. De plus, les accusés de la quinzième à la vingt-huitième place, ainsi que le trente-neuvième, sont soupçonnés d’avoir pris part à cette organisation illégale.

Tous les prévenus sont poursuivis pour financement du terrorisme. Par ailleurs, les accusés du huitième au vingt-huitième sont également mis en cause pour avoir mené des actions terroristes, notamment l’achat de devises étrangères, à la fois sur le territoire national et à l’étranger, en dehors du circuit bancaire officiel. Ces opérations auraient pour but de nuire à l’ordre public, de compromettre les intérêts collectifs et de réduire les réserves nationales en devises étrangères, causant ainsi un préjudice à l’économie nationale et au système bancaire.

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Points à retenir

  • Ce procès met en lumière un réseau présumé ayant exercé des activités clandestines pendant près de six ans, avec des ramifications importantes sur la sécurité économique et sociale.
  • Les accusations s’étendent de la direction d’une organisation terroriste à la participation active en son sein, ainsi qu’au financement de ses opérations.
  • L’ampleur des actes reprochés inclut des manœuvres sur le marché noir des devises, une pratique souvent utilisée pour déstabiliser les économies en difficulté.
  • Le système judiciaire égyptien, avec une rigueur notable, entend démontrer la gravité de ces infractions et leur impact sur le tissu national.

En définitive, ce dossier illustre de manière frappante la complexité des luttes contre les réseaux souterrains qui combinent enjeux sécuritaires et économiques. On ne peut que s’interroger sur l’efficacité réelle de ces procédés, alors même que la question monétaire demeure un casse-tête récurrent pour de nombreuses nations. La vigilance judiciaire est essentielle, certes, mais cela laisse aussi à penser que la lutte contre ce type de menaces est sans fin, presque un jeu de chat et souris où chaque coup porté appelle une nouvelle riposte… et nous, journalistes, nous restons à l’affût, curieux de suivre ces rebondissements qui alimentent, au-delà des faits, la réflexion sur la stabilité des États contemporains.


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