mar. Juin 23rd, 2026

En l’espace de 24 heures, les forces de l’ordre ont saisi différentes affaires de trafic de devises étrangères, pour une valeur avoisinant les 7 millions de livres égyptiennes.

Par ailleurs, une opération dans le secteur de la régulation des boulangeries touristiques, qu’elles soient libres ou subventionnées, a permis la confiscation d’environ 5 tonnes de farine blanche et locale subventionnée.

Sanctions légales

La loi n° 194 de 2020, instaurant le cadre légal pour la Banque centrale et le système bancaire, prévoit des sanctions sévères contre toute activité impliquant la manipulation du dollar ou d’autres devises étrangères en dehors des banques ou des institutions autorisées. Les contrevenants s’exposent à des peines d’emprisonnement et à des amendes substantielles.

Selon l’article 233, toute personne qui traite des devises étrangères hors des circuits bancaires ou sans licence appropriée encourt une peine d’emprisonnement de 3 à 10 ans, ainsi qu’une amende comprise entre 1 et 5 millions de livres, voire supérieure si le montant en jeu est plus élevé.

En outre, l’article précise que les entreprises souhaitant opérer dans le secteur du transfert d’argent doivent être constituées sous forme de société anonyme égyptienne et disposer d’un capital social minimum de 25 millions de livres. Les règles d’octroi des licences ainsi que la surveillance par la Banque centrale sont clairement définies pour prévenir toute activité illégale.

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Encore, des peines d’une durée de 6 mois à 3 ans, assorties d’amendes pouvant atteindre jusqu’à 5 millions de livres ou à hauteur du montant en infraction, concernent toute violation des articles 214 et 215 de cette même loi. Pour l’article 213, les sanctions peuvent aller de 3 mois d’emprisonnement accompagnés d’une amende au moins égale au montant impliqué et pouvant quadrupler.

Dans tous les cas, les sommes et biens saisis sont confisqués. En l’absence de saisie effective, une amende équivalente à la valeur des biens en infraction est appliquée.

Points à retenir

  • 7 millions de livres égyptiennes saisies en devises étrangères illégales : ça calme déjà les échanges informels.
  • 5 tonnes de farine, entre blanche et locale, récupérées chez des boulangeries touristiques — la farine, ce n’est pas du détail, surtout quand elle est subventionnée.
  • La loi de 2020 n’y va pas avec le dos de la cuillère : prison, amendes salées et surtout un contrôle très strict sur les sociétés de transfert d’argent.
  • Capital social minimum de 25 millions de livres pour ouvrir une société de transfert : voilà qui garantit que ce n’est pas à la portée du premier fraudeur venu.
  • Sanctions variables selon la gravité des infractions, avec des peines allant du simple rappel à la case prison pour plusieurs années.

Au-delà de ces mesures, cette politique répressive illustre bien la volonté des autorités de maîtriser le marché noir des devises et de protéger l’économie officielle. Mais en tant que journaliste, on ne peut s’empêcher de se demander si un gouvernement peut vraiment réguler ces flux sans donner aux citoyens des alternatives crédibles et accessibles. La rigidité des règles est indispensable, certes, mais à quel prix pour la vie quotidienne ? Une question que LesNews continuera de suivre avec attention, dans une ambiance mêlant vigilance et pragmatisme.


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