lun. Juin 29th, 2026

Ce jour, les principaux indices boursiers américains affichent une légère hausse : le S&P 500 progresse de +0,16 %, le Dow Jones de +0,24 % et le Nasdaq 100 de +0,25 %. Les contrats à terme E-mini sur le S&P pour décembre gagnent +0,13 %, ceux sur le Nasdaq pour décembre montent de +0,22 %.

La hausse des actions s’explique notamment par la vigueur des valeurs liées aux semi-conducteurs et à l’infrastructure en intelligence artificielle (IA). Advanced Micro Devices (AMD) bondit de plus de 6 %, poursuivant son envolée de lundi (+23 %) portée par l’essor des dépenses dans le secteur de l’IA.

L’optimisme autour de la croissance du secteur de l’IA et des investissements qui y sont liés alimente les anticipations de profits pour les entreprises, ce qui booste le marché. Par ailleurs, la robustesse de l’économie américaine et l’espoir d’un assouplissement monétaire supplémentaire de la part de la Fed continuent de soutenir les valeurs.

Cependant, des propos fermes du président de la Fed de Kansas City, Jeff Schmid, ont freiné cet enthousiasme. Il a déclaré que la politique monétaire devait rester restrictive tant que l’inflation reste élevée, afin de maîtriser la demande et aider l’offre à se développer.

La fermeture partielle du gouvernement américain entre cette semaine dans sa deuxième phase, impactant le moral des marchés et retardant la publication de données économiques importantes, comme les chiffres du commerce extérieur d’août et le rapport mensuel sur l’emploi. Un blocage prolongé pourrait même différer les prochaines statistiques sur l’inflation prévues pour le 15 octobre. Bloomberg Economics estime que 640 000 fonctionnaires seraient mis en congé sans solde, ce qui ferait grimper le taux de chômage autour de 4,7 %.

Dans ce contexte d’incertitudes politiques et économiques, les investisseurs se tournent vers des actifs refuges comme l’or et le Bitcoin. L’or a atteint aujourd’hui un nouveau record, soutenu par la hausse des achats via les fonds négociés en bourse (ETF) et les banques centrales, dont celle de Chine, dont les réserves en métal précieux augmentent pour le onzième mois consécutif.

Cette semaine, l’attention des marchés sera concentrée sur toute évolution concernant les tarifs douaniers, les négociations commerciales, et les démarches parlementaires pour mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement. Plusieurs rendez-vous sont à noter : la publication des minutes de la réunion du FOMC du 16-17 septembre mercredi, une allocution du président de la Fed Jerome Powell jeudi, et vendredi, l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan pour octobre, attendu en baisse.

Les attentes de bénéfices restent orientées à la hausse à la faveur d’un tiers des sociétés du S&P 500 qui anticipent de meilleurs résultats pour le troisième trimestre, même si la croissance des profits devrait ralentir à +7,2 %, un plus bas en deux ans. La croissance des ventes est aussi attendue en léger ralentissement à 5,9 %.

Les marchés anticipent une probabilité de 93 % d’une baisse des taux de 25 points de base lors de la prochaine réunion du FOMC fin octobre.

À l’international, la tendance est plus mitigée : le Stoxx 50 européen gagne +0,16 %, la Bourse de Shanghai est fermée pour la semaine du Nouvel An lunaire, et le Nikkei 225 japonais signe un nouveau record en clôturant en léger progrès de +0,01 %.

Taux d’intérêt

Les bons du Trésor américain à 10 ans pour décembre reprennent légèrement, avec un rendement qui baisse à 4,146 %, après un pic la semaine dernière. Leur soutien vient de la paralysie gouvernementale, qui pourrait aggraver le chômage et ralentir l’économie, incitant la Fed à prolonger son cycle de baisse des taux. Toutefois, les propos fermes de Jeff Schmid ont assombri cet horizon, tandis que l’important volume de nouvelles émissions du Trésor pèse sur les prix.

En Europe, les rendements obligataires remontent, avec le Bund allemand à 10 ans à 2,724 % et le gilt britannique à 4,738 %. Le marché attend peu de chances qu’une baisse des taux intervienne prochainement de la part de la BCE.

Par ailleurs, les commandes industrielles en Allemagne ont chuté de 0,8 % en août, signe d’un ralentissement de la demande.

Mouvements en Bourse aux États-Unis

En tête des gains, AMD, stimulée par sa collaboration avec OpenAI et la montée de la demande en IA. D’autres fabricants de puces comme Super Micro Computer, Palantir, Intel, Qualcomm, ARM, GlobalFoundries et Micron affichent aussi des progressions notables.

Parmi les autres bonnes performances, Amkor Technology gagne plus de 10 % grâce à un nouveau site dédié à la fabrication de semi-conducteurs, Dell Technologies monte également de plus de 5 % sur les prévisions positives liées à l’IA, et IBM progresse après l’intégration de technologies d’intelligence artificielle d’Anthropic.

Côté déceptions, Aehr Test Systems chute de 26 % après un recul de chiffre d’affaires, tandis que Ford recule de plus de 5 % à la suite d’un incendie majeur dans une usine d’aluminium. Le secteur de la construction résidentielle subit aussi des pressions après une dégradation par Evercore ISI.

Points à retenir

  • Les valeurs technologiques soutenues par l’intelligence artificielle dominent la hausse des marchés américains.
  • La fermeture partielle du gouvernement américain pèse sur l’économie et la diffusion des données statistiques.
  • Malgré des facteurs macroéconomiques incertains, les investisseurs privilégient des actifs refuges comme l’or et le Bitcoin.
  • Les perspectives de bénéfices des entreprises restent globalement favorables, même si la croissance ralentit.
  • Le marché prévoit une forte probabilité de baisse des taux d’intérêt d’ici la fin octobre.
  • La tension géopolitique et économique contribue à la volatilité sur les obligations et les actions à l’international.

Au final, alors que l’optimisme fait vibrer les marchés technologiques, la réalité des blocages politiques, des hausses de taux, et des incendies industriels vient tempérer l’euphorie. Comme toujours, ce mélange subtil d’espoirs et de périls est le véritable moteur des investisseurs, toujours prêts à applaudir la prochaine tendance… jusqu’à la suivante. Je vous laisse méditer sur cette dynamique implacable : qui mène vraiment la danse, la technologie ou le calendrier politique ?


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