ven. Juin 26th, 2026

Meta dément envisager d’utiliser l’intelligence artificielle de Google pour sa publicité

Meta a formellement réfuté un article de presse affirmant que le groupe pourrait intégrer les modèles d’intelligence artificielle (IA) de Google dans son activité publicitaire.

Le site The Information avait indiqué jeudi 25 septembre, sur la base de sources anonymes, que Meta envisageait ce partenariat et avait entamé des discussions avec Google Cloud à ce sujet.

Contacté par LesNews, un porte-parole de Meta rappelle que l’entreprise utilise uniquement les modèles de Google pour des comparaisons internes. « Nous avons toujours développé nos propres systèmes propriétaires de ciblage et de recommandation publicitaire, leaders dans notre secteur. Indépendamment de cela, nous évaluons régulièrement des outils tiers dans un but de benchmarking, ce qui est le cas ici », a précisé cet interlocuteur dans un courriel.

Selon The Information, Meta sondait l’idée d’exploiter les modèles d’IA de Google pour aider à synthétiser les annonces dans son système de recommandation publicitaire, qui vise à présenter les publicités aux personnes les plus pertinentes.

Ce rapport suggérait que cette possible adoption de la technologie d’un concurrent traduirait des difficultés rencontrées par Meta avec ses propres IA et constituerait une solution temporaire le temps que sa nouvelle équipe spécialisée, Superintelligence Labs, peaufine ses modèles Llama.

Les négociations entre Meta et Google en sont encore à un stade préliminaire et il n’est pas certain qu’elles débouchent sur un accord. Google n’a pas souhaité commenter cette information.

Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, avait déclaré lors de la présentation des résultats du 30 juillet que l’efficacité publicitaire est un domaine où l’IA transforme déjà les services de l’entreprise. Il avait souligné que les nouveaux modèles de recommandation avaient augmenté les conversions publicitaires de 5 % sur Instagram et de 3 % sur Facebook au cours du trimestre.

Zuckerberg avait également exprimé son ambition de parvenir à une « superintelligence ». « Ces derniers mois, nous avons commencé à observer nos systèmes d’IA s’améliorer de manière autonome. Ce progrès est pour l’instant lent, mais incontestable », avait-il déclaré. « Concevoir une superintelligence – que nous définissons comme une IA surpassant l’intelligence humaine sous tous ses aspects – est désormais à portée de vue. »

En juin, il avait été révélé que Meta projette d’utiliser l’IA pour créer et cibler des publicités d’ici à la fin 2026, ce qui constitue un axe majeur de la vision de Zuckerberg pour le futur de l’entreprise, où la publicité reste la principale source de revenus.

Par ailleurs, Meta a lancé une vaste campagne de recrutement durant l’été, attirant des professionnels de l’IA, avec certains postes assortis de rémunérations atteignant parfois neuf chiffres.

Points à retenir

  • Meta dément tout projet concret d’intégration de l’intelligence artificielle de Google dans son système publicitaire, se réservant un rôle d’évaluateur externe.
  • L’entreprise mise avant tout sur ses propres modèles maison, notamment Llama, tout en restant attentive aux solutions concurrentes dans une logique de comparaison.
  • La publication originale de The Information, un média reconnu pour son travail de fond, souligne néanmoins que Meta traverse des moments complexes avec ses IA internes.
  • Mark Zuckerberg souligne une avancée tangible de l’IA dans la publicité digitale, avec un impact mesurable sur les conversions via les plateformes du groupe.
  • Le projet « superintelligence » reste à ce stade une perspective lointaine, mais clairement inscrite dans la stratégie à long terme de l’entreprise.
  • La guerre des talents en IA s’intensifie, Meta se positionnant comme un des acteurs majeurs qui attire les experts du domaine grâce à des packages attractifs.

En somme, l’hypothèse de recourir à l’IA concurrente pour ses publicités soulève une question intéressante : quand une entreprise de la taille de Meta commence à douter de ses propres créations, peut-on y voir un signe d’humilité ou simplement un réflexe pragmatique ? En attendant, je reste curieux de voir si la « superintelligence » maison saura un jour convaincre mieux que les solutions extérieures. Après tout, dans la course à l’IA, personne n’a vraiment envie d’être le dernier à l’arrivée.


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