Dernière mise à jour avec la déclaration de SAG-AFTRA : SAG-AFTRA a rejoint UTA, CAA et la MPA pour exprimer ses inquiétudes concernant Sora 2, la nouvelle version de l’application de génération vidéo d’OpenAI. Cette avancée est perçue comme la plus menaçante pour Hollywood.
Le président de SAG-AFTRA, Sean Astin, et le directeur exécutif national et négociateur en chef, Duncan Crabtree-Ireland, ont souligné dans une déclaration conjointe que l’art concerne la connexion et la performance, et non la simulation.
“Il est essentiel de rappeler que ce qui nous émeut n’est pas synthétique. C’est humain,” ont-ils écrit.
Les deux dirigeants ont critiqué les entreprises technologiques et les médias pour avoir créé “un récit sensationnel, destiné à manipuler l’opinion publique et à permettre une exploitation continue.”
En se concentrant sur Tilly Norwood, ils affirment que certains médias anthropomorphisent une série de codes, présentant une création artificielle plus réaliste comme une “révolution” de l’industrie du divertissement ou suscitant une compétition fictive entre agences.
Les hommes politiques reçoivent également des critiques pour leur incapacité à réguler l’intelligence artificielle et à protéger les créateurs.
“Tilly n’est pas la menace ; le véritable danger provient d’un environnement non régulé qui prospère en volant des informations numériques aux artistes et aux entreprises, et en les utilisant sans éthique ni respect. Cette histoire de personnages synthétiques ne parle pas de nouveauté, mais d’auteur.”
Certaines voix avancent que, grâce à l’IA, l’auteur est l’humain qui fournit des instructions au logiciel. Astin et Crabtree-Ireland reconnaissent cet apport humain, mais qualifient ce processus d’“insulte” à l’art.
“Oui, il y a un effort humain dans l’assemblage d’images ou de voix synthétiques comme Tilly Norwood,” écrivent-ils. “Mais ce processus compromet l’écosystème qui rend le storytelling possible. Il offense le travail de nos artistes et menace l’héritage que le travail de nos membres a souvent bâti au fil des générations.”
Concernant la politique controversée de “Choix de non-participation” d’OpenAI, ils affirment que “choisir de ne pas participer” n’est pas un consentement.
Cependant, ils expriment un avis plus nuancé sur un autre aspect de Sora 2.
“L’approche de Sora 2 en matière de reproduction d’image, d’apparence et de voix à travers sa fonction ‘cameo’ mérite d’être reconnue. Cette fonctionnalité permet de créer une réplique numérique de soi et de contrôler son utilisation, y compris l’accès par d’autres. Cette approche est par nature sur consentement, ce qui fait toute la différence.”
Enfin, ils citent trois principes guidant leurs efforts :
- La performance doit rester centrée sur l’humain.
- L’IA peut stimuler la créativité, mais ne doit jamais la remplacer.
- L’utilisation de l’IA doit être transparente, consensuelle et rémunérée.
Points à retenir
- SAG-AFTRA met l’accent sur l’importance de la connexion humaine dans l’art.
- Les inquiétudes concernant les implications de l’IA dans le domaine créatif sont croissantes.
- Tilly Norwood est un symbole de l’impact de la technologie sur la créativité humaine.
- OpenAI a adopté une approche de consentement pour certaines de ses fonctionnalités, mais des discussions se poursuivent sur l’éthique de l’IA.
À mon avis, ce débat suscite des réflexions profondes sur notre rapport à la technologie. Il est fascinant de voir comment l’IA peut soit enrichir notre expérience artistique, soit la dénaturer. En tant qu’observateur passionné, je m’interroge : quel avenir souhaitons-nous pour l’art et la créativité ? La réponse à cette question sera cruciale pour préserver l’authenticité de l’expression humaine dans un monde de plus en plus technologique.
