ven. Juin 19th, 2026

Un avocat risque des sanctions disciplinaires pour avoir souffert de ce que l’on appelle des “hallucinations causées par l’intelligence artificielle”. Le Tribunal administratif de Lombardie a, en effet, pris la décision d’instituer un recours à l’encontre de l’Ordre des avocats de Milan, après avoir transmis un jugement en ce sens. Cela concerne un avocat qui a largement utilisé des références juridiques hors sujet par rapport à l’affaire en cours.

La situation judiciaire

Dans un cas classique impliquant une contestation d’une désignation d’échec scolaire par le ministère de l’Éducation et un établissement, les juges de la Cinquième section ont rejeté le recours, le considérant infondé, tout en commentant la conduite de la défense.

Les magistrats ont noté que toutes les décisions citées pour soutenir l’illégalité des actes contestés se référaient à des cas non pertinents, et que plusieurs des alertes juridiques mentionnées étaient liées à des orientations peu connues. Cela constitue une violation des devoirs d’un avocat, qui doit agir avec loyauté et probité en justice. En effet, la décision souligne que cette attitude introduit des éléments susceptibles d’induire en erreur le procès et de désorienter la prise de décision, alourdissant ainsi le travail de vérification des référencements juridiques invoqués.

Au cours du procès, l’avocat de la plaignante a déclaré, lors d’une mise au point, qu’il avait utilisé des outils de recherche alimentés par l’intelligence artificielle pour élaborer son recours, ce qui avait mené à des conclusions erronées.

Points à retenir

  • Le tribunal critique l’utilisation de référencements juridiques inappropriés par un avocat.
  • Les décisions juridiques doivent être pertinentes par rapport à l’objet du jugement.
  • L’abus d’outils d’intelligence artificielle peut entraîner des erreurs dans les conclusions juridiques.
  • La loyauté et la probité sont des devoirs essentiels pour tout avocat en procédure.
  • Le processus judiciaire peut être altéré par des comportements non conformes des défenseurs.

D’une manière générale, cette situation soulève des questions fascinantes sur l’avenir de la profession d’avocat à l’ère numérique. En tant que passionné de justice et d’innovation, je me demande comment l’intégration de technologies avancées va façonner la manière dont nous comprenons et pratiquons le droit. Sommes-nous prêts à naviguer entre l’efficacité technologique et l’éthique professionnelle ? C’est une réflexion qui mérite d’être approfondie.


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