sam. Juin 20th, 2026

Être conscient de sa santé


Selon une étude de la plateforme « Safer Internet » effectuée il y a deux ans, un tiers des jeunes âgés de 11 à 17 ans envisagent la chirurgie esthétique. Les cas d’anorexie, de boulimie et de frénésie alimentaire se multiplient chez les adolescents, en partie en raison des idéaux de minceur véhiculés sur les réseaux sociaux.

Des photos retouchées, embellies, souvent sans aucun filtre. Les adolescents en sont parfaitement conscients. Pourtant, ces images idéalisées exercent une pression immense sur eux. Anna Balog, 15 ans, partage son ressenti : « Sur TikTok, ce modèle de beauté est très présent. Mes amis se comparent souvent, en disant qu’ils sont trop petits, trop gros, ou que leurs cuisses sont trop larges. »

Les jeunes témoignent des effets des réseaux sociaux

« Cela met une certaine pression »

Moritz Denk, 18 ans, de Gols, explique : « Quand on s’entraîne, les algorithmes nous proposent de nombreuses vidéos de personnes qui s’entraînent également. On a tendance à s’en inspirer, mais parfois c’est un peu irréaliste. » Lea Milletich, 16 ans, ajoute : « Sur les réseaux, on ne voit souvent que des gens qui montrent des régimes alimentaires très sains, ce qui peut également mettre la pression. » Annika Trabitsch, également âgée de 16 ans, complète : « Cela affecte notre confiance en soi. »

Une influence voulue ou non

Au Pannoneum de Neusiedl am See, les élèves abordent la question de l’alimentation saine à la fois théoriquement et pratiquement. Paulina Hess, 18 ans, indique : « On apprend beaucoup sur la conscience corporelle et les réseaux sociaux, et leurs impacts sont également discutés en cours. » Sarah Klein, 18 ans, d’explique : « Je reconnais que je me laisse influencer, même si je sais qu’une grande partie des contenus est souvent retouchée. Je travaille sur ce sujet. »

Une psychothérapeute critique envers les interdictions

Lorsque les internautes recherchent des informations sur les troubles alimentaires, des offres d’aide émergent souvent sur les réseaux sociaux. La psychothérapeute Margit Fehavare-Wallner est opposée à l’idée d’interdire les réseaux sociaux aux enfants, affirmant que cela pourrait leur nuire. « Ce rapport déformé à leur corps est un phénomène lié à l’adolescence. Les jeunes cherchent à modeler leur identité. Interdire ces plateformes peut aggraver la situation, car durant cette période, ils sont déjà encline à prendre des risques. »

Points à retenir

  • Un tiers des adolescents envisagent la chirurgie esthétique, influencés par des standards de beauté irréalistes.
  • Les réseaux sociaux exacerbent les troubles alimentaires chez les jeunes.
  • Les jeunes peuvent ressentir une pression sociale liée à leur apparence physique.
  • Les algorithmes des plateformes sociales renforcent cette pression par des contenus inspirants mais souvent irréalistes.
  • Il est crucial d’aborder ces problématiques d’image corporelle dans le cadre éducatif.

Pour ma part, je trouve qu’il est essentiel d’engager une conversation ouverte sur ces sujets délicats. Les jeunes doivent non seulement être conscients des implications des réseaux sociaux, mais aussi apprendre à se démarquer des représentations idéalisées. Comment pouvons-nous améliorer notre approche face à ces défis ? Cela nous pousse à réfléchir sur le rôle de l’éducation et du soutien à offrir à notre jeunesse dans un monde de plus en plus tourné vers l’apparence.


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