Les propriétaires d’animaux exotiques sont mis en garde contre l’achat impulsif d’animaux sur des réseaux sociaux tels que TikTok et Instagram. Lindsay McKenna, fondatrice de Wildside Exotic Rescue dans le Herefordshire, a déclaré qu’elle recevait chaque semaine 25 demandes de personnes désespérées de se débarrasser de leurs animaux exotiques.
Selon elle, la demande pour ses services est si élevée que le centre pourrait accueillir jusqu’à 5 000 animaux, mais il ne peut en gérer que 200, ce qui inclut des zèbres, des ratons laveurs, des singes et des pumas. « Il n’y a pas beaucoup d’endroits qui offrent une deuxième chance à ces animaux lorsque leurs propriétaires changent d’avis », a-t-elle déclaré.
Les animaux sont souvent relâchés dans la nature, maltraités ou placés dans de petites cages. « Il y a beaucoup de pumas en liberté, que je suppose être d’anciens animaux de compagnie », a-t-elle ajouté.
La législation britannique autorise la possession d’animaux sauvages, même de ceux considérés comme dangereux, sous la Dangerous Wild Animals Act de 1976. Cependant, de nouvelles réglementations entreront en vigueur le 6 avril, obligeant tous les détenteurs privés de primates à obtenir un permis, sous peine d’amende ou d’emprisonnement. McKenna est impatiente de la mise en place de ces changements.
Elle évoque des situations préoccupantes, comme celle d’un marmoset vendu à un propriétaire qui le faisait porter une robe rose et des couches, nourri exclusivement de guimauves et de fruits secs. Dans un autre cas, un enfant a reçu un singe pour son dixième anniversaire, ignorant totalement les besoins spécifiques de l’animal, qui vivait dans une cage à hamster.
Les coûts de fonctionnement du centre sont élevés, avec des factures d’électricité atteignant environ 2 000 livres sterling par mois. « Rien que pour les fruits et légumes, il en coûte 400 livres par semaine, sans compter l’achat de cerfs entiers pour nourrir les onze pumas, ce qui s’élève à environ 300 livres tous les trois semaines », a-t-elle précisé.
Points à retenir
- Le nombre croissant d’animaux exotiques abandonnés pose un réel problème pour les refuges.
- La législation actuelle permet la possession d’animaux sauvages, mais des modifications sont attendues.
- Les achats impulsifs sur les réseaux sociaux compromettent le bien-être animal.
- Des histoires alarmantes de maltraitance d’animaux continuent d’émerger.
- Les coûts élevés de maintien d’un refuge rendent leur fonction essentielle mais difficile.
Il est essentiel de prendre conscience des implications de nos choix, en particulier lorsqu’il s’agit de la vie d’êtres sensibles. En tant que société, devrions-nous renforcer notre législation pour mieux encadrer la possession d’animaux sauvages ? Cela pourrait non seulement protéger ces animaux, mais aussi les familles qui se retrouvent souvent débordées par des animaux qu’elles n’étaient pas prêtes à accueillir. Réfléchissons ensemble à des solutions durables pour éviter que ces tragédies ne se reproduisent.