
Rylee Arnold était présente à The Masters à Augusta, en Géorgie, ce mercredi lors des séances d’entraînement et du concours Par-3. Elle a eu le droit d’utiliser son téléphone tout au long de la journée, alors que l’ancien champion de l’Open britannique, Mark Calcavecchia, a été exclu pour le même comportement.
Cela souligne une certaine inégalité de traitement.
Ce prestigieux tournoi de golf fait des exceptions à ses règles pour les créateurs de contenu, à condition qu’ils disposent d’un badge de presse. Cela soulève la question : les influenceurs peuvent-ils être considérés comme des médias ?
Qui est Rylee Arnold ?
Pour ceux qui ne le savent pas, Arnold est l’une des danseuses les plus populaires de l’émission Danse avec les stars. Elle a débuté en 2018 dans la version junior de l’émission avant de rejoindre la compétition principale en 2023.
Sa popularité a explosé à un moment clé, alors que l’émission connaissait une forte hausse d’audience. Elle est également devenue la première danseuse née au XXIe siècle à atteindre la finale, séduisant ainsi le cœur des jeunes générations.
À seulement 20 ans, elle compte plus de trois millions de followers sur TikTok et Instagram réunis.
Rylee Arnold était à The Masters ce mercredi avec son petit ami Walker Lyons.
Elle a tourné de nombreux contenus sur les lieux d’Augusta National Golf Club, juste à l’extérieur des cordes.
Tout était filmé en format vertical, spécialement optimisé pour les réseaux sociaux. Même Jason Kelce a fait une apparition, d’une manière ou d’une autre.
Voici un récapitulatif complet de sa journée :…
Voir de tels contenus en provenance d’Augusta National est surprenant compte tenu de la politique stricte du tournoi sur les téléphones. Cependant, il y a des exceptions à chaque règle.
Mark Calcavecchia a été exclu de The Masters pour utilisation de son téléphone.
The Masters applique une politique de tolérance zéro concernant l’utilisation des téléphones portables, tablettes et ordinateurs portables sur les lieux d’Augusta National Golf Club. Cela inclut tout appareil électronique capable de transmettre des photos ou vidéos. Les montres électroniques sont autorisées. Les appareils photo traditionnels sont permis durant les séances d’entraînement, mais strictement prohibés pendant les jours de tournoi.
Les violations de cette règle entraînent une expulsion immédiate, souvent accompagnée d’une révocation permanente des droits d’entrée. La sécurité peut escorter les contrevenants hors du site même pour avoir un téléphone dans leur poche.
Selon plusieurs rapports, Mark Calcavecchia, champion de l’Open britannique en 1989, a été exclus d’Augusta National par la sécurité mardi pour usage de son téléphone.
En revanche, Rylee Arnold n’a pas été sanctionnée.
La jeune influenceuse a été exemptée de la politique anti-téléphone du fait de son activité. Elle a précisé sur Instagram qu’elle était présente en tant que créatrice de contenu avec un badge de presse.
“Pour ceux qui se demandent pourquoi j’ai eu mon téléphone aujourd’hui à The Masters, je suis ici avec Meta pour créer du contenu et je suis venue en tant que vidéographe ! J’ai hâte d’aller [jeudi] voir tous les joueurs, sans mon téléphone pour ça :)”
C’est tout à fait compréhensible. Arnold a respecté les règles qui lui étaient assignées. Elle n’est pas la première influenceuse à assister à l’un des premiers jours de The Masters. Son comportement n’a rien de répréhensible.
Cependant, cela soulève une question importante concernant ce qui définit le « média ». Avoir une station de télévision locale pour capturer une histoire avec une vraie caméra est une chose, tandis qu’il s’agit d’une réalité différente qu’une danseuse de 20 ans filme des vidéos pour TikTok avec son smartphone. Pourtant, les deux sont admises.
Points à retenir
- The Masters fait des exceptions à ses règles strictes pour certains créateurs de contenu.
- La politique sur l’utilisation des téléphones est particulièrement rigoureuse pendant le tournoi.
- Rylee Arnold a obtenu une dérogation grâce à son rôle de créatrice de contenu.
- La notion de « média » est en évolution avec l’émergence des réseaux sociaux.
- L’impact des influenceurs sur les événements traditionnels pose question sur l’avenir des relations entre médias et créateurs.
À mon sens, ce dilemme montre à quel point notre conception du journalisme est en mutation. En tant que société, nous devons réfléchir à ce que nous valorisons : l’authenticité ou la qualité de contenu ? Les influenceurs sont-ils des narrateurs d’histoires à part entière, ou leur présence dévalorise-t-elle le travail des journalistes traditionnels ? Ce débat est essentiel pour envisager comment nous percevons les informations à l’ère du numérique.