lun. Août 10th, 2026

Malgré certaines tentatives de nous convaincre du contraire, le grand public a ses préférences, et il n’apprécie guère de consommer du contenu fait à la va-vite par des intelligences artificielles. Ce qu’il refuse, et à juste titre, c’est d’être forcé d’assimiler un “bouilli” comme un enfant en bas âge. Bien que certains travaux puissent passer inaperçus, la majorité d’entre eux laisse un goût de déjà-vu, presque amateur. C’est précisément ce qui est arrivé à Warner avec la campagne marketing de “El final de Oak Street”, qui, dans sa quête de modernité, a rencontré un vaste rejet sur Internet.

Une stratégie hasardeuse

Les passionnés d’IA peuvent soutenir ce qu’ils veulent, mais un simple tour des commentaires sous n’importe quelle image ou vidéo générée par ce biais révèle que le public est en grande partie contre cette substitution à la créativité humaine. C’est exactement ce qui est arrivé à Warner, qui a choisi de lancer un podcast “canin” pour promouvoir “El final de Oak Street”, en utilisant l’IA pour faire mouvoir et parler ces chiens.

On ne sait pas si le scénario a également été rédigé par une IA, mais avec des répliques comme “Ewan McGregor était excellent pour donner des friandises. Anne Hathaway était à son niveau, mais elle pouvait gratter sous ses deux oreilles à la fois. Game over!”, le doute est légitime. Le vrai problème ne réside pas dans le format lui-même, qui émane d’un compte dédié à des vidéos de chiens générées par IA pour promouvoir une application, mais plutôt dans le fait que beaucoup se demandent maintenant si “El final de Oak Street” n’est pas également issu d’une IA.

Marketing basé sur l'IA : un pari risqué

Les commentaires sur Instagram et Twitter ne laissent guère de place au doute quant à l’opinion du public : “Est-ce que vous vous souciez si peu de votre film que vous collaborez avec un podcast d’IA pour le promouvoir ?”; “Au lieu d’investir dans le marketing, Warner a pensé que l’IA ferait mieux. À quel point êtes-vous déconnectés de la réalité ?” ; “Je voulais voir ce film, mais maintenant que je sais qu’il est probablement issu d’IA, je ne le ferai pas”. Des milliers de commentaires déplorent ce qui pourrait être l’une des plus grandes maladresses du marketing récent.

Il est d’autant plus inquiétant qu'”El final de Oak Street” a coûté 85 millions de dollars, et prendre ce genre de risques qui déplaisent à une partie du public est une décision bien mal avisée. En tout cas, les prévisions vont vers un impact minimal au box-office : le film devrait rapporter environ 30 millions, ce qui est un début correct compte tenu de la concurrence de “La Odisea”, “Spider-Man : Brand New Day” et “La Patrouille Canine : La Dino-Película”. Certes, au vu des réactions, il est certain que pour la prochaine campagne, l’équipe marketing évitera de recourir à de tels concepts IA. Personne ne souhaite se faire connaître comme “cette” entreprise en ce moment.

Points à retenir

  • Le public montre une forte résistance face à l’utilisation d’IA dans la création de contenu.
  • Les réseaux sociaux sont un révélateur des opinions, avec de nombreuses critiques concernant l’automatisation.
  • Le coût élevé de la production d’un film peut rendre les risques marketing encore plus critiques.
  • Le succès commercial de “El final de Oak Street” semble compromis par ces choix marketing.
  • Une campagne bien pensée doit toujours être en phase avec les attentes du public pour éviter les faux-pas.

Je ne peux m’empêcher de réfléchir à l’avenir des campagnes marketing et à l’importance de conserver une approche humaine dans la créativité. Les nouvelles technologies, bien qu’impressionnantes, doivent servir à enrichir notre art, et non à le remplacer. C’est dans cette balance délicate que se joue l’avenir des relations publicitaires avec leur audience, et j’espère que les leçons de cette expérience guideront les décisions futures.


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