lun. Juin 29th, 2026

Quand’une administration rigoureuse agit, même ceux qui sont en règle doivent trembler. C’est le sort tragique d’Ignazio Cammalleri, biologiste passionné de peinture, dont le contrat en tant que dirigeant de l’Arpa, l’Agenzia regionale per la protezione dell’ambiente, a été unilatéralement réduit, malgré plusieurs proroghe. Le directeur général du Département Environnement, Calogero Beringheli, a évoqué dans ses courriers que ces prorogations étaient d’une «illégitimité substantielle». Après des mois de tensions, Beringheli a eu gain de cause et Cammalleri a quitté l’agence, remplacé par Gino Beringheli, fils du directeur, récemment stabilisé au sein de l’agence.

Le 1er mars 2022, le biologiste Cammalleri entre pour la première fois à l’Arpa Sicilia, ayant remporté un concours pour le poste de dirigeant de l’Unité opérationnelle pour la Recherche et l’innovation. Initialement en poste jusqu’en 2022, il est crucial pour l’agence et obtient une première proroghe, prolongée par un second contrat signé par Vincenzo Infantino, qui devrait se terminer le 31 décembre 2026.

En avril 2025, le département commence à s’interroger sur la validité des prorogations. Après consultation avec le service juridique, la réponse est claire : non, ce n’est pas correct. Bien que Cammalleri soit essentiel pour gérer des fonds allant jusqu’à 59 millions d’euros, le 14 octobre 2025, un décret annule partiellement son contrat, arguant que l’agence manquait de dirigeants avec les compétences requises. Étonnamment, l’agence justifie la nécessité de sa présence tout en maintenant qu’il était impossible de faire autrement.

Cependant, la question de son indispensable rôle est remise en cause. En effet, bien qu’il gère des fonds Pnrr, son dernier projet ne se termine qu’en décembre 2025, ce qui ouvre la voie à une révision de l’intérêt public concernant son contrat, avancé au 31 décembre 2025. L’Arpa lui rappelle alors de prendre ses congés accumulés, insistant sur le fait qu’il doit rester chez lui.

Cette situation pose un dilemme : l’agence peut-elle se passer d’un dirigeant ? Non, répondent les règles de bonne gestion publique. Néanmoins, pour le remplacer, il fallait puiser dans les effectifs de l’agence. Gino Beringheli, fils du directeur, se révèle être le candidat idéal, ayant récemment été stabilisé et ayant un background pertinent dans la qualité de l’air.

Un décret du 11 novembre lui attribue alors, de manière «temporaire», certaines fonctions de direction dont celles liées au système d’information.
Cependant, d’autres responsabilités, notamment le développement et la recherche à l’Arpa, sont confiées à une autre collègue, Rosanna Costa, qui devra gérer plusieurs projets en collaboration avec Ispra.

Points à retenir

  • Ignazio Cammalleri a été chef de l’Unità operativa complessa pour la Recherche et l’innovation jusqu’à sa récente destitution.
  • Les prorogations de son contrat ont suscité des interrogations légales sur leur validité.
  • Le département de l’Environnement a souligné des lacunes dans la direction au sein de l’agence.
  • Le fils de l’ancien directeur a été nommé pour le remplacer, suite à une amélioration de son statut au sein de l’agence.
  • Un nouvel ordre de déléguation de fonctions a été mis en place pour rétablir l’équilibre de l’agence.

Cet événement soulève des questions pertinentes sur la transparence et le fonctionnement des administrations publiques. En tant que citoyenne, j’ai hâte de réfléchir aux implications de tels changements sur la gestion des fonds publics et le talent au sein de la fonction publique. Sommes-nous vraiment sûrs que la compétence doit primer sur les réalités administratives ? Ces réflexions méritent d’être explorées plus en profondeur.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *