Les discussions lors de la conférence climatique de l’ONU ont été interrompues en raison d’un incendie. Selon le secrétariat climatique de l’ONU, les participants ne pourront revenir qu’à partir de 20 heures, heure locale (0 h UTC). Le secrétariat a remercié les délégués pour leur « évacuation rapide ». Le feu est désormais maîtrisé, avec des dégâts « limités ».
D’après les organisateurs, treize personnes ont reçu des soins pour des inhalations de fumée, et elles sont sous surveillance médicale. Initialement, aucune blessure n’avait été signalée. Des dizaines de milliers de délégués ont dû être mis en sécurité.
L’incident a eu lieu dans la zone des pavillons nationaux, également appelée « Blue Zone », où se déroulent les négociations, ainsi que les réunions et les conférences de presse. La salle, construite comme une grande tente, ne comporte ni lumière naturelle ni fenêtres. Des vidéos montrent l’incendie s’étendre à un des stands, laissant un grand trou dans le plafond, tandis que des flammes s’échappaient d’un secteur du site, provoquant la fuite de personnes enveloppées dans une épaisse fumée grise.
L’incendie causé par un appareil électrique
Les pompiers locaux ont indiqué que l’incendie avait probablement été causé par un appareil électrique, vraisemblablement un micro-ondes, et qu’il a été maîtrisé en six minutes.
Selon des informations, il n’y avait pas de système d’alerte incendie sur le site. Des participants se seraient informés mutuellement par messages sur leurs téléphones. Les organisateurs auraient également averti tous les délégués par courriel de quitter le site.
Alexander Bonde, le directeur général de la Fondation allemande pour l’environnement, a partagé une vidéo sur X, décrivant comment, avec son équipe, ils ont dû quitter une réunion en cours rapidement. « On a entendu dire qu’un incendie avait éclaté, et les agents de sécurité sont arrivés rapidement pour nous évacuer. La fumée était importante », a-t-il déclaré. Les négociations et tous les événements ont été suspendus pendant un moment. « Nous sommes maintenant à l’extérieur du site, et l’odeur du feu est très présente », a-t-il ajouté.
© Adriano Machado/Reuters
Lors de ce sommet climatique, plus de 190 pays discutent des mesures à prendre pour un renforcement de la protection climatique et pour s’adapter au changement climatique. La rencontre devrait officiellement se conclure vendredi. Plus de 50 000 participants se sont inscrits. Il reste à déterminer si cet incendie affectera le calendrier des discussions, initialement prévu avec l’intention du Brésil de clore la conférence à l’heure.
L’accent sur la sortie des combustibles fossiles
Les négociations se focalisent actuellement sur la possibilité pour la communauté internationale, à l’exception des États-Unis, de s’accorder sur un plan pour abandonner la combustion nuisible de charbon, de pétrole et de gaz. L’Allemagne, l’UE et de nombreux autres pays insistent sur des avancées, tandis que certains pays freinent le processus. Une décision unanime est requise.
Quelques heures avant le déclenchement de l’incendie, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait appelé les près de 200 États à adopter une approche audacieuse et conciliatrice à l’approche de la phase finale des négociations. « Nous avons besoin de leadership. Soyez courageux. Suivez les résultats scientifiques. Mettez les gens avant le profit », a-t-il déclaré. La « seule ligne rouge » demeure l’objectif établi il y a dix ans à Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.
Points à retenir
- Un incendie sur le site a interrompu les négociations de la conférence climatique.
- Treize personnes ont reçu des soins pour inhalation de fumée.
- Les discussions se concentrent sur la nécessité d’un plan mondial de sortie des combustibles fossiles.
- Le secrétaire général de l’ONU a incité les États à agir avec courage et à respecter les engagements climatiques.
- La situation est évolutive et l’avenir du calendrier de la conférence reste incertain.
La situation actuelle met en lumière l’urgence d’une action collective face aux défis climatiques. En tant que citoyen engagé, je ne peux m’empêcher de me demander comment cet événement pourrait influencer les décisions futures sur le climat. Sommes-nous véritablement prêts à faire des sacrifices pour protéger notre planète ? Et jusqu’où irons-nous pour réaliser cet objectif ? Cette conférence pourrait être le tournant tant attendu dans la lutte pour la justice climatique. Il est crucial que chaque voix compte dans cette démarche, et je suis convaincu que c’est en unissant nos efforts que nous pourrons faire la différence.
