Le final décevant de la course à Silverstone a relancé les débats sur les solutions possibles pour éviter de telles conclusions, laissant les spectateurs sur leur faim.
Des figures emblématiques de la Formule 1, comme Jenson Button, Martin Brundle et Otmar Szafnauer, ont partagé leurs réflexions sur la question.
La situation actuelle
Le dernier Grand Prix à Silverstone en est un parfait exemple. Le safety car a été déployé lors du 48e tour sur 52, suite à l’accident de Max Verstappen.
À la 50e boucle, la voiture de Verstappen avait déjà été évacuée, permettant ainsi d’avertir que ‘les voitures doublées peuvent dépasser le safety car’. Ce message, essentiel pour relancer la course, ne fut cependant affiché qu’au 51e tour, laissant peu de temps pour une reprise de la compétition.
Généralement, il faut une boucle supplémentaire pour que les voitures doublées puissent dépasser le safety car. Le manque de réactivité dans l’affichage des messages, comme cela s’est produit à Silverstone, peut ainsi entraîner des moments où la course ne peut pas reprendre.
Élargir les tours
Aux États-Unis, l’aspect spectacle est primordial. Terminer une course sous drapeau jaune, sans rivalité ni adrénaline, est impensable. C’est pourquoi dans des séries comme l’IndyCar ou la NASCAR, des tours supplémentaires sont ajoutés pour garantir du rythme.
Jenson Button a évoqué cette possibilité, soulignant que c’était compliqué en raison de la gestion du carburant, mais qu’une finale palpitante serait appréciée.
Des tours supplémentaires offriraient généralement le temps nécessaire pour terminer une course coincée derrière un safety car, à l’instar des événements observés à Silverstone et Abu Dhabi. Cependant, cela poserait des défis logistiques en raison de la précision requise dans la gestion du carburant.
Faciliter le dédoublement
Martin Brundle a proposé, dans sa chronique pour Sky, d’autoriser les voitures doublées à passer par les stands pour rejoindre leurs positions respectives, ou à se retirer pour laisser passer les autres. Cette méthode est déjà pratiquée en IndyCar, où les doublées laissent passer leurs concurrents dans les dernières dix tours.
Cette solution, malgré ses limites dans certaines situations, comme un safety car tardif, pourrait être efficace en de nombreuses occasions, comme lors de la récente course.
Drapeau rouge
Une alternative où il n’y aurait pas besoin de changer les règles serait l’utilisation du drapeau rouge, suspendant la course temporairement le temps de résoudre un incident.
La décision d’utiliser cette méthode reviendrait au directeur de course pour garantir au moins un tour de compétition à la fin de la course.
Otmar Szafnauer, ancien directeur d’équipe, a partagé que cela avait été une discussion avec Nikolas Tombazis, le directeur de la FIA, indiquant qu’une telle décision aurait pu être prise lors de cette course.
En cas de drapeau rouge, des changements de pneus peuvent avoir lieu, donnant un certain avantage à certains pilotes. L’option d’un drapeau rouge pourrait s’avérer bénéfique dans des situations comme celle que nous avons observée à Silverstone.
Ces différentes propositions sont actuellement sur la table de la FIA pour tenter de résoudre ce problème. Le fait qu’ils aient déjà eu une opportunité de modifier le format lors d’une précédente polémique en 2021 laisse penser qu’une évolution pourrait être complexe à envisager.
Points à retenir
- Le déploiement tardif du safety car limite les possibilités de relance de la course.
- Les courses américaines ajoutent souvent des tours supplémentaires pour maintenir le spectacle.
- Faciliter le passage des voitures doublées pourrait aider à améliorer la compétition.
- Utiliser le drapeau rouge pourrait offrir une solution sans nécessiter de changement réglementaire majeur.
- Les enjeux de gestion de carburant sont cruciaux dans toute modification de format de course.
En somme, la question de la fin des courses en Formule 1 soulève des enjeux passionnants. Personnellement, je pense qu’un équilibre entre spectacle et régularité doit être trouvé pour captiver les fans. Quelle serait votre préférence pour réformer ces finales qui nous laissent souvent sur notre faim ? C’est un débat qui mérite d’être approfondi.
