Pour ceux qui l’auraient manqué, la FIA a annoncé la semaine dernière qu’elle avait décidé, en collaboration avec les équipes de Formule 1 et les fabricants de groupes motopropulseurs, de modifier les réglementations concernant les moteurs pour l’année prochaine. La puissance maximale du moteur à combustion interne sera augmentée de 50 kW, atteignant un total de 450 kW (603 ch), tandis que le moteur électrique sera réduit de 50 kW pour un maximum de 300 kW (402 ch). L’objectif est de remédier aux effets persistants de la famine énergétique et d’adoucir les nouveaux règlements sur les groupes motopropulseurs de 2026, qui ont suscité beaucoup de critiques.
Il y avait un désir, de la part des responsables de la F1, de maintenir une répartition de 50-50 entre la puissance mécanique et électrique dans les voitures, mais cette approche n’était plus tenable. Le pragmatisme a prévalu, et les ajustements ont finalement été effectués. La réduction de la puissance du moteur interne devrait donc diminuer la consommation d’énergie au tour, ce qui éliminera également certaines tactiques de récupération extrêmes nécessaires sur certains circuits, sans perte de puissance nette, car le moteur à combustion interne bénéficiera d’un débit de carburant accru.
Cependant, il ne s’agira pas simplement d’augmenter l’utilisation de carburant et de réduire la puissance du moteur ; l’augmentation de la puissance demandée pouvant causer des problèmes de fiabilité. Tous les fabricants développeront de nouveaux groupes motopropulseurs pour la saison prochaine, et à ce stade de l’année, chacun a déjà commencé à travailler sur des versions de leurs groupes motopropulseurs prévus pour 2027.
Mercedes – Une adaptation facile pour trouver 50kW

Mercedes devrait facilement trouver 50kW pour l’année prochaine
Parmi les cinq fabricants, Mercedes a probablement le moins à perdre. Bien qu’ils doivent renoncer à une partie de la performance de leur MGU-K, le moteur à combustion interne fonctionne à un niveau élevé. Cela a été évident lorsque la livraison de puissance par le MGU-K diminuait, car la perte de vitesse est moins perceptible comparée à celle de certains concurrents. Cela indique que le moteur à combustion interne est en bonne position en termes de puissance, et avec l’augmentation du débit de carburant, il devrait atteindre les cibles fixées par les révisions de 2027.
Red Bull-Ford – Plus d’aide que de frein

Le premier moteur Red Bull-Ford est déjà performant
La collaboration Red Bull-Ford mérite des éloges ; pour son premier groupe motopropulseur en F1, il est non seulement compétitif dès le départ, mais se situe également à quelques chevaux de puissance des unités Mercedes. Avec un directeur de projet expérimenté, Ben Hodgkinson, qui a passé plus de vingt ans chez Mercedes, tous les éléments se mettent bien en place.
Ferrari – Nouveau turbo nécessaire pour combler le déficit

Le petit turbo de Ferrari réduit lentement la puissance du moteur par rapport aux autres fabricants
Ferrari a anticipé des bénéfices du système de mise à jour ADUO, mais il reste encore du chemin à parcourir pour combler l’écart avec les autres équipes. La force de Ferrari se situe dans les départs de course, mais ces avantages se sont amenuisés avec le temps. Un turbo plus grand pourrait résoudre ce problème.
Audi – Un pas en avant, un pas en arrière

Le premier groupe motopropulseur F1 d’Audi manque de puissance
Audi doit encore rattraper son retard en matière de puissance. Contrairement à Ferrari, la marque allemande doit faire face à un manque de performances dès le départ, ce qui limite ses capacités. Le développement de son moteur à combustion interne doit donc prendre de l’ampleur en vue de 2027.
Honda – Encore du travail à faire sur le développement moteur

Honda a encore du chemin à parcourir avec son unité de puissance
Honda se trouve en difficulté, son unité de puissance étant estimée à environ 50-60 ch en dessous des autres. Avec les changements à venir, la marque devra redoubler d’efforts pour améliorer ses performances pour la saison prochaine.
Points à retenir
- La puissance des moteurs à combustion interne augmente, tandis que la puissance électrique diminue.
- Mercedes se positionne favorablement avec un moteur performant.
- Red Bull-Ford étonne avec un groupe motopropulseur compétitif dès son premier essai.
- Ferrari doit se concentrer sur l’amélioration de son turbocompresseur pour maximiser sa performance.
- Audi et Honda sont confrontés à des défis majeurs en matière de développement.
En somme, cette évolution des règles de motorisation offre un nouvel équilibre à la compétition en Formule 1. En tant que passionné, je suis curieux de voir comment chaque équipe répondra à ces défis et où cela mènera les performances générales des voitures. La dynamique qui en résulte pourrait bien redéfinir notre perception de la F1. Qu’en pensez-vous ?
