À l’ouverture de la journée presse du Grand Prix de Hongrie 2025, ce jeudi 31 juillet, la Scuderia Ferrari a officialisé la reconduction de Frédéric Vasseur à la tête de l’équipe. En poste depuis début 2023, le directeur français a été confirmé dans ses fonctions « pour les années à venir », annonce le prestigieux constructeur italien.
« Je suis reconnaissant de la confiance que Ferrari continue de me témoigner », a déclaré Frédéric Vasseur. « Ce renouvellement n’est pas qu’une confirmation, c’est un véritable défi pour continuer à avancer, rester concentrés et tenir nos engagements. En 30 mois, nous avons posé des bases solides et maintenant nous devons bâtir avec persévérance et détermination. Nous connaissons tout à fait les attentes autour de nous et nous sommes pleinement engagés à les satisfaire pour franchir ensemble une nouvelle étape. »
De son côté, Benedetto Vigna, le directeur général de Ferrari, a souligné « ce qui a été construit avec Fred » tout en rappelant que « nous sommes engagés sur ce qu’il reste à accomplir. Cette décision reflète notre confiance dans son leadership, fondée sur une ambition partagée, des attentes réciproques et une claire responsabilité. Nous avançons avec détermination et focalisation, unis dans la quête des performances que Ferrari doit atteindre. »
Cette annonce met en lumière la confiance que le conseil d’administration du Cavalino Rampante porte à Frédéric Vasseur. Co-fondateur d’ART Grand Prix avec Nicolas Todt en 2004, originaire de Draveil (Essonne), il s’est fait remarquer par de nombreux succès en formules de promotion (F3 Euro Series, GP2, GP3, F2, F3) avant de basculer en Formule 1 en tant que team principal. Après un passage éclair chez Renault F1, il a dirigé le renouveau de Sauber devenu Alfa Romeo entre 2018 et 2022.
Son travail efficace a convaincu Ferrari de lui confier la direction de l’équipe lors de la pré-saison 2022-23, en remplacement de Mattia Binotto. Depuis son arrivée, Vasseur a décroché six victoires, mené Ferrari au titre de vice-champion du monde des constructeurs en 2024 et surtout orchestré ce que la presse spécialisée a appelé « le transfert du siècle » : le retour de Lewis Hamilton, son ancien pilote chez ART GP, avec l’ambition de conquérir un huitième titre mondial dès 2025.
Le communiqué de Ferrari salue la personnalité et les qualités de Frédéric Vasseur : « Depuis son arrivée, il a posé des fondations solides pour ramener Ferrari au sommet de la Formule 1. »
Le renouvellement de son contrat témoigne de la volonté de l’écurie de poursuivre le travail amorcé. Sa capacité à diriger sous pression, à innover et à viser l’excellence s’accorde parfaitement avec les valeurs et l’ambition à long terme de Ferrari.
Sous son leadership, la Scuderia est une équipe soudée, concentrée et engagée à progresser sans relâche. La confiance placée en lui reflète celle de toute l’équipe sur son orientation stratégique et renforce la détermination collective à obtenir les résultats attendus par les passionnés, pilotes et membres du team Ferrari.
Avant le Grand Prix de Hongrie, quatorzième manche de la saison 2025, Ferrari occupe la deuxième place du championnat des constructeurs, totalisant 416 points, derrière McLaren (541 points) et devant Mercedes (220 points). Du côté des pilotes, Charles Leclerc se positionne cinquième avec 139 points, précédant de peu Lewis Hamilton (139 points également).
Points à retenir
- Frédéric Vasseur reste le capitaine du navire Ferrari pour un futur proche — on ne change pas une équipe qui apprend encore à gagner.
- Sa solide expérience dans les catégories inférieures semble enfin porter ses fruits sur la grille de départ reine.
- Le retour de Lewis Hamilton dans l’effectif, un vrai coup de théâtre orchestré par Vasseur, pourrait bien remettre un peu de piment dans la bataille des pilotes.
- Ferrari est deuxième au classement, ce qui reste un progrès, mais on ne peut pas s’empêcher de lorgner vers les sommets qu’on espérait y voir plus tôt.
- Le duo Leclerc-Hamilton promet un duel interne intéressant, voire explosif, si la voiture suit.
En fin de compte, cette reconduction sent à la fois la prudence et la foi. Ferrari fait confiance à Vasseur, qui a le talent mais doit encore prouver qu’il peut maintenir la Scuderia en haut du podium. Comme toujours, en Formule 1, le diable se cache dans les détails — ou dans un arrêt au stand mal réussi. Entre ambition et réalisme, on devrait suivre cela avec un sourire un peu amusé : parce qu’après tout, une bonne dose de méfiance envers les promesses en rouge fait partie du spectacle. Allez, vivement le prochain Grand Prix, que le vrai suspense commence !