Incident sous tension au Grand Prix de Thaïlande : Problèmes de pneus chez Ducati
Lors du dernier Grand Prix de Thaïlande, peu ont remarqué les motos Ducati des frères Márquez, Mark et Alex, stationnées dans une zone restreinte près du box technique de Michelin. Pourtant, des photographes locaux ont capturé des images révélatrices qui soulèvent des questions. Piero Taramasso, de Michelin, a tenté de percer le mystère du circuit international de Chang.
Des difficultés liées aux pneus Michelin, notamment avec les pneus arrière, ont affecté les pilotes de MotoGP tout au long des deux jours de course à Buriram. Cette problématique n’était pas seulement centrée sur les pneus, mais concernait également la montage et l’installation des valves et capteurs. La course a connu des rebondissements inattendus.
Lors de la course sprint, Jorge Martín a rencontré un problème de dégonflage lent de son pneu arrière, attribué à une déformation de la valve installée par les mécaniciens, mais ce n’était pas un défaut de Michelin. Les investigations ont été menées rapidement et le pilote d’Aprilia Racing n’a pas été sanctionné.
Le dimanche, une vague de plaintes concernant les performances des pneus a submergé le circuit Chang International. Au 21ème tour, deux chutes remarquables se sont produites. Tout d’abord, Mark Márquez a su fracturer son arrière en heurtant un bord abrupt au quatrième virage. Un tour plus tard, son frère Alex a chuté dans le même virage.
La chute de Mark a été justifiée. Il a expliqué qu’il avait touché ce bord qui semblait dangereux, une opinion corroborée par Davide Tardozzi. Curieusement, Márquez a noté qu’il avait déjà utilisé ce bord sans incident durant les essais.
Concernant Alex, sa chute a été inhabituelle. Ses deux roues ont semblé « partir », indiquant qu’il n’y avait pas eu de contact direct avec le bord. Après sa chute, Joan Mir, de Honda HRC, s’est aussi plaint que son pneu arrière semblait « s’être usé soudainement ».
Les incidents se sont déroulés en l’espace de cinq minutes, sans oublier les problèmes précédents rencontrés par Pecco Bagnaia et Maverick Viñales dès le départ.
Ducati Corse a peine pu clarifier la séquence des événements menant aux chutes des Márquez, ne sachant pas si un contact avec Bump a conduit à la défaillance du pneu, ou si c’était le contraire. Des vidéos montrent Davide Tardozzi inspectant le bord, cherchant une explication mais sans conclusion satisfaisante.
Dans une interview avec TNT Sports, Ducati a pris la décision de communiquer cette compréhension : « Il a heurté le bord du virage, ce qui a endommagé son disque. Honnêtement, je ne me souviens pas d’un incident similaire au cours de ma carrière ».
Pierre Taramasso de Michelin a confirmé que des problèmes similaires avaient été signalés durant tout le week-end, attribués à des conditions de chaleur extrême, avec des températures atteignant 55°C sur la piste. Il a mentionné que les bordures étaient agressives, ce qui aurait causé une déformation du matériel.
Il est probable que la chute d’Alex ait aussi été causée par une défaillance de son pneu arrière après avoir heurté une bordure, ce qui reste un cas de figure inhabituel.
Points à retenir
- Un problème récurrent avec les pneus arrière de Michelin a été signalé pendant le GP de Thaïlande.
- Les incidents de course ont suscité de nombreuses plaintes des pilotes, en particulier celles de Jorge Martín.
- Des déformations des valves et des pneus ont été identifiées comme causes de dégonflage.
- Les conditions climatiques extrêmes ont influencé la performance des pneus durant le week-end.
- Les chutes de Mark et Alex Márquez ont soulevé des interrogations sur l’interaction entre les motos et le circuit.
En tant que passionné de moto, je me demande comment les équipes vont adapter leurs stratégies et matériels face à ces défis. Ce qui s’est passé à Buriram ouvre la porte à des discussions sur la sécurité et les concepts de conception de pneus. Ne serait-il pas temps d’examiner une nouvelle approche face à ces conditions de piste si exigeantes ?